L'Algérie lance une opération de recensement de ses fortunés

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(Crédits : Pixabay)
Le ministre algérien des finances, Abderrahmane Raouia, a envoyé une note à ses homologues du commerce, du travail, de l'industrie et de la caisse de la sécurité sociale leur demandant de procéder à un recensement des patrimoines des riches du pays. Cette nouvelle opération des autorités du pays démarre alors qu'un projet de taxe sur la fortune avait déjà échoué plus tôt dans l'année.

Le gouvernement algérien veut recenser "ses" riches. L'opération a été lancée cette semaine par le ministre algérien des finances, Abderrahmane Raouia, qui a envoyé une note aux ministres algériens du commerce, du travail, de l'industrie et de la caisse de la sécurité sociale, dans laquelle il leur a demandé de procéder à un recensement des patrimoines des riches.

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D'après le quotidien Echorouk qui rapporte l'information, le ministre Raouia a indiqué que la démarche vise à déterminer non seulement le nombre de riches en Algérie, mais également leurs richesses. Selon lui, l'opération nécessite de déterminer les salaires des riches, leurs biens, leurs cotisations à la sécurité sociale, les sommes qu'ils dépensent lors de leurs voyages, etc.

Déterminé à aller au bout de cette nouvelle opération, Abderrahmane Raouia a assuré que si 5% échappent à cette opération en la déjouant, le ministère des finances aurait quand même réussi à en identifier 95%. Ce serait déjà un important acquis, a indiqué le ministre.

Après l'échec de la Taxe sur la fortune

Ce n'est pas la première fois que l'Etat algérien tente, officiellement, d'identifier les fortunes nationales. En fin d'année dernière, le projet de loi de finances 2018 soumis au Parlement algérien, avait introduit un impôt sur la fortune en déterminant le type de patrimoine assujetti et la destination des recettes provenant de cet impôt. Pour payer cette taxe particulière, il fallait avoir un patrimoine d'une valeur globale supérieure à 50 millions de dinars.

Malgré la grande campagne gouvernementale, avec le premier ministre Ahmed Ouyahia, qui avait indiqué que les recettes tirées de cet impôt devraient aller à 60% au budget de l'Etat, à 20% aux budgets communaux et à 20% au Fonds national du logement, le projet a été rejeté par la Commission de finances du Parlement, après avoir suscité de vives polémiques.

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Mais pour sa nouvelle opération vis-à-vis des riches, Abderrahmane Raouia ne veut pas d'un nouvel échec. Il a confié que cette fois, les choses se feront de manière différente puisque plusieurs services et ministères sont inscrits dans cette opération de recensement des riches.

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