Bénin : la campagne agricole risque d'être hypothéquée par la pandémie

Les petits producteurs, les jeunes et les femmes seraient les plus touchés par cette crise.
Champs de culture extensive à Djougou, dans le nord-ouest du Bénin,
Champs de culture extensive à Djougou, dans le nord-ouest du Bénin, (Crédits : DR.)

La campagne agricole 2020-2021 qui annonce de belles perspectives au niveau de productions toutes spéculations confondues, risque d'être hypothéquée par le contexte de son déroulement marqué par la crise sanitaire causée par le nouveau coronavirus (Covid-19), a estimé vendredi soir à Cocotomey le ministre béninois de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui.

« Les perspectives pour la campagne agricole 2020-2021 avaient été placées sous l'auspice d'accroissement sensible des niveaux de rendements et de productions toutes spéculations confondues », a-t-il souligné, estimant que la production vivrière est projetée à un accroissement de 3 %, soit 11,7 millions de tonnes et que celles de viande, lait et œufs, connaîtront des augmentations respectives de 2,6 %, de 2,5 % et de 3 %.

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De même, rapporte l'agence Xinhua, la production halieutique devait connaître aussi un accroissement de 17 %, soit 106 800 tonnes, relativement aux efforts en termes d'assainissement des plans d'eau et de développement de l'aquaculture, comme le détaille Gaston Dossouhoui.

« Malheureusement, dans le contexte particulier du moment marqué par la crise sanitaire causée par le covid-19, il est à craindre que ces perspectives qui s'annoncent plutôt reluisantes pour la campagne agricole 2020-2021 ne soient hypothéquées », a-t-il fait observer, précisant que cette crise qui sévit actuellement de par le monde engendre déjà des conséquences sociales inédites qui laissent présager des effets néfastes sur les productions agricoles et la sécurité alimentaire, en particulier sur les petits producteurs, les jeunes et les femmes.

« Mais tout en nous inquiétant sur l'avenir que pourrait nous réserver cette pandémie, nous devons nous organiser de manière à surmonter la crise et maintenir le cap », a-t-il souligné, préconisant aux dirigeants politiques du pays d'envisager des mesures devant permettre de réduire les effets négatifs du COVID-19 sur le bon déroulement de la campagne agricole, notamment l'acquisition et la mise en place des intrants et la mobilisation des forces productives.

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Commentaires 2
à écrit le 28/04/2020 à 0:11
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pas de panique ! Les chinois arrivent.

à écrit le 26/04/2020 à 10:16
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Pour la vivrière, il n'y a pas de soucis, pour l'industrielle c'est un problème pour "Occidentaux"!

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