Togo  : l'opposition descend en masse dans la rue

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Manifestation des membres des partis de l'opposition, le 7 septembre 2017, dans la capitale togolaise Lomé.
Manifestation des membres des partis de l'opposition, le 7 septembre 2017, dans la capitale togolaise Lomé. (Crédits : Reuters)
Réagissant au discours du Nouvel An du chef de l'Etat Faure Gnassingbé, la coalition des partis de l'opposition prévoit une marche des femmes ce 20 janvier au Togo pour dénoncer la «duplicité» du régime et réclamer le départ du président. Une marche qui devrait se tenir une semaine après une manifestation déjà programmée dans la capitale Lomé.

L'opposition togolaise poursuit sa lutte contre le régime de Faure Gnassingbé. Répondant aux propos du chef de l'Etat qui les invitait au dialogue dans son message à la nation du 3 janvier, les quatorze partis de l'opposition viennent d'appeler ce lundi à une marche des femmes le 20 janvier à Lomé. D'après la coalition, la marche devrait rassembler les femmes membres et sympathisantes des partis de la Coalition, «peu importe le secteur d'activité», pour «dénoncer la duplicité du régime de Faure Gnassingbé à la demande du peuple, et réclamer son départ du pouvoir».

Ce n'est pas la première fois que l'opposition appelle les femmes à descendre dans la rue : en 2012 et 2013, des manifestations de l'opposition, sous la bannière du Collectif sauvons le Togo (CST) -regroupement de partis politique et des organisations de la société civile- avaient bousculé le régime à l'époque. Les contempteurs du régime Faure Gnassingbé avait invité les femmes à marcher nues dans la rue, puis à sortir en tenue rouge et noir pour protester contre le gouvernement et réclamer les réformes. Les femmes avaient alors menacé de marcher sur le camp de la gendarmerie au cœur de la capitale Lomé.

D'autres manifestations en attendant le 20 janvier

L'opposition n'attendra pas jusqu'au 20 janvier pour maintenir la pression sur le gouvernement. Ainsi, d'autres activités sont prévues dans l'agenda de la Coalition de ce mois de janvier : le 13 janvier, celle-ci a programmé une «manifestation générale» à Lomé et dans d'autres localités.

Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, chef de file de la Coalition, l'objectif est de «vite se débarrasser du régime cinquantenaire» afin de lancer les chantiers pour la construction d'un pays «moderne». «Nous devons stopper la régression politique, économique et sociale que fait subir le régime RPT-Unir à notre pays. Ce pouvoir exercé de père en fils depuis plus de 50 ans a érigé le népotisme et le tribalisme, la médiocrité et le mensonge, la corruption et le vol, la paresse et le goût de la facilité, la spoliation et la prévarication en système de gouvernement», a avancé la coordinatrice de la coalition, à l'occasion d'un point de presse au siège de la coalition à Lomé.

Par ailleurs, dans un échange de correspondance, les autorités togolaises ont déjà notifié à l'opposition que les manifestations restent interdites à Sokodé et Bafilo. La raison avancée par les autorités est que des armes à feu seraient en circulation dans ces deux villes de l'intérieur du pays.

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