Zambie : First Quantum Minerals prévoit au moins 2 500 licenciements

 |   |  294  mots
(Crédits : DR.)
A la suite de la décision du gouvernement zambien de procéder à la hausse des taxes du secteur minier, la compagnie First Quantum Minerals menace de supprimer des milliers d’emplois. La décision gouvernementale attise le conflit qui l’oppose aux entreprises du secteur générateur de plus de 70% des recettes de devises de ce pays d’Afrique australe.

A la sentence du gouvernement zambien de rehausser les taxes du secteur minier, la compagnie First Quantum Minerals riposte par une menace de licencier au moins 2 500 employés. La Zambie envisage d'introduire de nouvelles taxes minières, en remplaçant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par une taxe de vente et d'augmenter les redevances à partir de janvier 2019. L'objectif est de contribuer à la réduction de sa dette publique croissante.

L'annonce des licenciements fait craindre une nouvelle escalade de la tension entre le gouvernement et l'industrie minière dans un pays où ce secteur représente plus de 70% des recettes de devises. Dans un communiqué, First Quantum Minerals envisage une mise à pieds de 1 250 de ses employés au niveau de sa mine Sentinel à Kalumbila et 1250 autres pour la mine de Kansanshi à Solwezi au premier trimestre de 2019, ainsi qu'un nombre encore non déterminé de contractants.

Un pays sous pression

La Zambie est soupçonnée d'avoir des dettes cachées. Des soupçons, qui combinés à la corruption endémique dans le pays, rebutent les investisseurs et bailleurs de fonds. Le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu les discussions sur un programme d'aide en raison des dettes de la Zambie, qu'il qualifie d'insoutenable.

Lire aussi : Zambie : vers une hausse de taxes dans le secteur minier

La dette extérieure de la Zambie a été estimée à 9,37 milliards de dollars à la fin du mois de juin 2018, contre 8,7 milliards de dollars en décembre 2017, selon les données du ministère des Finances du pays. Pour réduire la pression sur ses finances, la Zambie avait sollicité le soutien du FMI, qui tarde à le lui être accordé, car le pays peine à suivre les directives d'austérité imposées par l'institution du Bretton woods.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :