Le Nigeria réfectionne ses raffineries pour réduire sa facture d’importation de carburant

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Le Nigeria, grand pays pétrolier d'Afrique, ne dispose pourtant que de quatre raffineries aux capacités limitées par l’obsolescence des installations et la mauvaise gestion.
Le Nigeria, grand pays pétrolier d'Afrique, ne dispose pourtant que de quatre raffineries aux capacités limitées par l’obsolescence des installations et la mauvaise gestion. (Crédits : Reuters)
Au Nigeria, la consommation d’essence est d’environ 40 millions de litres par jour, pour une population estimée à 200 millions d’habitants, alors que les quatre raffineries du pays disposent uniquement d’une capacité de raffinage de 445 000 baril/jour. Les insuffisances sont comblées par des importations de carburant que le Nigeria cherche à réduire, à travers un programme de réaménagement de ses raffineries.

Le Nigeria, premier producteur africain de pétrole, importe l'essentiel de ses besoins en hydrocarbures raffinées. Le Nigeria dispose en effet de quatre raffineries avec une capacité de raffinage totale de 445 000 baril/jour et limitée par l'obsolescence des installations et la mauvaise gestion.

Pour rectifier le tir, la compagnie pétrolière nationale Nigériane (NNPC) a annoncé son intention de réorganiser ses raffineries afin que le pays puisse économiser des milliards de dollars d'importations de carburant, à travers notamment un partenariat avec l'Italien Maire Tecnimont pour restaurer et moderniser l'usine de Port Harcourt.

L'opérateur italien a en effet obtenu un contrat de 50 millions de dollars pour effectuer des contrôles et des inspections d'équipement à Port Harcourt, dans le delta du Niger. Les travaux prévus à partir d'Avril seront étalés sur 6 mois.

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La NNCP a aussi entamé des négociations avec différents consortiums pour réorganiser ses raffineries délabrées. La compagnie publique espère payer les travaux via des achats de produits raffinés plutôt qu'avec de l'argent comptant. Toujours pour faire face aux charges induites par la réfection de ses raffineries, la NNPC s'est dite prête à s'endetter et à y mettre ses fonds propres.

Après Port Harcourt, c'est la raffinerie Warri, située dans le delta du Niger, et la raffinerie de Kaduna au nord-ouest du pays qui seront révisées pour améliorer leurs capacités de production. À la fin de la première phase, la raffinerie de Port Harcourt devrait atteindre une capacité de fonctionnement accélérée à 60%, pour atteindre un maximum de 90%, a déclaré NNPC.

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Dans l'optique d'une gestion optimale du projet, la NNCP est conseillée par l'italien ENI, l'une des plus grandes compagnies spécialisées dans le secteur des hydrocarbures. Selon le ministre du Pétrole, Emmanuel Ibe Kachikwu, le gouvernement va lever 1,2 milliard de dollars pour moderniser ses raffineries et mettre fin à sa dépendance à l'égard des importations d'ici à 2019. Pendant des années, le pays a souffert de pénuries de produits pétroliers. Depuis, des initiatives émergent pour changer la donne. Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, construit actuellement une raffinerie de 650 000 baril / jour près de Lagos, pour satisfaire la demande intérieure nigériane et même exporter.

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