Nigéria : Total va céder une participation de 12,5% à 750 millions de dollars

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L’OML 118 situé dans les eaux profondes du Delta du Niger, à 75 kilomètres du rivage est exploitée conjointement par les groupes Royal Dutch Shell (55%), Exxon Mobil (20%), Eni (12,5%) et Total (12,5%).
L’OML 118 situé dans les eaux profondes du Delta du Niger, à 75 kilomètres du rivage est exploitée conjointement par les groupes Royal Dutch Shell (55%), Exxon Mobil (20%), Eni (12,5%) et Total (12,5%). (Crédits : DR.)
Total s’apprête à franchir une nouvelle étape de sa stratégie d’ajustement de son portefeuille en Afrique. La société compte réduire sa participation dans le bloc Oil Mining Lease (OML) 118 aux larges du Delta de la fédération du Nigéria, alors que le pays est sur le point de corser sa législation des hydrocarbures.

Au Nigeria, la multinationale française Total cherche repreneur pour une participation de 12,5% dans Oil Mining Lease (OML) 118, un gisement situé à environ 120 km aux larges du Delta. Le montant de ces actifs est évalué à 750 millions de dollars, selon des informations de Reuters publiées le 6 novembre. La cessation du gisement en eau profondes, s'inscrit dans le cadre du projet Total 2020 qui consiste à céder les actifs d'une valeur de 5 milliards de dollars dans le monde et d'en acquérir de nouveaux.

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 L'OML 118 situé dans les eaux profondes du Delta du Niger est exploité conjointement par les groupes Royal Dutch Shell (55%), Exxon Mobil (20%), Eni (12,5%) et Total (12,5%). Il inclut le champ de Bonga, également appelé Bonga Main et reste la première exploitation d'envergure en eau profonde au Nigéria. L'ouvrage comporte des puits sous-marins liés à un navire flottant de production, de stockage et de déchargement (FPSO). Le gisement développé depuis 2005 produit en plein régime près de 225 000 de barils de pétrole et 150 millions de pieds cubes standard de gaz par jour. La production du bloc devrait augmenter avec le développement au coût de 10 milliards de dollars du champ de Bonga Southwest, pour une production de 200 000 b / jours, soit près de 10% de la production pétrolière actuelle du pays.

Durcissement de la législation nigériane sur les hydrocarbures

La décision de retrait partiel, encore non officielle du groupe Total, intervient au moment où le Nigéria est en pleine restructuration de son secteur des hydrocarbures. Premier producteur de pétrole en Afrique, le Nigéria attire les plus grandes compagnies par ses importantes gisements onshores et offshores mais aussi par une législation jusqu'à la jugée avantageuse. En 1993, le pays Ouest-africain avait mis en place une loi régissant les activités des sociétés privées pétrolières et gazières, comportant des mesures incitatives pour amener les compagnies à investir dans l'exploration et la production de gisements offshore. Mais de nouvelles modifications de la législation du secteur pourraient changer la donne.

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Réélu en mai dernier, le président Buhari qui a promis une meilleure répartition des richesses du pays, compte corser la législation des hydrocarbures. En attendant l'adoption d'un nouveau code, en gestation depuis 10 ans, la présidence nigériane a annoncé ce lundi la signature d'un amendement à la loi sur le pétrole de 1993. Le nouveau dispositif devrait générer 1,5 milliards de dollars d'ici 2021 pour le pays d'Afrique de l'Ouest. « Pour la première fois en vertu de notre loi modifiée, 200 millions de Nigérians commenceront à recevoir un rendement équitable issu de l'exploitation des richesses de nos terres; », a annoncé le président Muhammadou Buhari dans un tweet de la présidence nigériane.

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