L'Afrique pourrait gagner jusqu'à 90 milliards de dollars par an en freinant les flux financiers illicites

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(Crédits : Reuters)
D'après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les flux financiers illicites liés à l'exportation de produits extractifs (40 milliards de dollars en 2015) sont la principale composante de la fuite illicite de capitaux hors d'Afrique.

Chaque année, on estime que 88,6 milliards de dollars, soit 3,7 % du Produit intérieur brut (PIB) de l'Afrique, quittent le continent sous forme de fuite illicite de capitaux, selon le rapport 2020 de la CNUCED sur le développement économique en Afrique, publié ce lundi.

« Les flux financiers illicites privent l'Afrique et ses habitants de leurs perspectives, sapant la transparence et la responsabilité et érodant la confiance dans les institutions africaines », a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

Les flux financiers illicites (FFI) sont des mouvements transfrontaliers d'argent et d'actifs, dont la source, le transfert ou l'utilisation sont illégaux, selon le rapport intitulé Lutter contre les flux financiers illicites pour le développement durable en Afrique, publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Le rapport montre que ces sorties sont presque aussi importantes que les entrées annuelles totales combinées de l'aide publique au développement évaluées à 48 milliards de dollars, et des investissements étrangers directs annuels, fixés à 54 milliards de dollars, reçus par les pays africains - la moyenne pour la période 2013-2015.

Ces flux comprennent la fuite de capitaux, les pratiques fiscales et commerciales illicites comme la facturation erronée des envois commerciaux et les activités criminelles telles que les marchés illégaux, la corruption ou le détournement.

De 2000 à 2015, le total des capitaux illicites qui ont fui l'Afrique s'est élevé à 836 milliards de dollars. Par rapport au stock total de la dette extérieure de l'Afrique, qui s'élevait à 770 milliards de dollars en 2018, cela fait de l'Afrique un « créancier net du monde », fait valoir le rapport.

Les flux financiers illicites liés à l'exportation de produits extractifs (40 milliards de dollars en 2015) sont la principale composante de la fuite illicite de capitaux hors d'Afrique.

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a écrit le 01/10/2020 à 11:31 :
Article courageux en dictature financière, bravo.

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