Floriculture : l’Ethiopie alloue 3.000 hectares aux investisseurs

 |   |  364  mots
(Crédits : Thomas fleurs)
L’Ethiopie multiplie les initiatives pour attirer un grand nombre d'investisseurs notamment étrangers dans le secteur de l'horticulture afin de diversifier son économie. Le pays vient d’allouer 3.000 hectares de terres aux investisseurs dans la floriculture.

L'Ethiopie mise sur les fleurs pour diversifier son économie. L'Autorité éthiopienne de l'horticulture et de l'investissement agricole vient de mettre 3.000 hectares de terres à la disposition des investisseurs dans le secteur de la floriculture en Ethiopie, notamment les investisseurs intéressés qui viendront avec leur propre capital d'investissement initial.

Le pays de l'Afrique de l'Est veut diversifier son économie, largement dominée par le café. La culture industrielle des fleurs coupées, des plantes fleuries en pots ou jardinières, des graines, et propagules, représente un grand intérêt pour le pays. Le secteur est considéré comme un facteur de développement et de stabilité économique dans la mesure où il occupe une bonne partie des emplois dans le pays.

Le revenu des exportations des fleurs devrait atteindre 550 millions de dollars en Ethiopie en 2016. De plus, le pays est l'un des plus grands producteurs et exportateurs de fleurs du continent africain. L'Ethiopie a vu son secteur industriel floral se développer au cours de la dernière décennie. Cependant, le potentiel du secteur est jusque-là sous exploité. Le pays est doté de conditions météorologiques appropriées pour les produits forestiers et autres produits horticoles mais les investissements privés notamment étrangers font défaut.

Premier exportateur africain

Pour corriger cette lacune, le gouvernement éthiopien a mis en place une batterie de mesures incitatives notamment les allègements d'impôts, la baisse des droits d'importations et plus de facilité d'accès au financement bancaire. Le mécanisme devant permettre de fournir 70% du capital requis pour les investissements de la Banque de développement de l'Ethiopie, sur la base du montant initial de 30% fourni, a indiqué l'Agence de presse Xinhua.

Il faut dire que la volonté du quatrième fournisseur de fleurs sur le marché mondial a commencé à se matérialiser. « Les investisseurs de divers pays, par l'intermédiaire de leurs ambassades respectives et également en personne, ont manifesté leur intérêt à investir dans le secteur de la floriculture en Éthiopie », a notamment indiqué, auprès de l'Agence de presse d'Éthiopie (ENA) Adugna Debele, directrice générale adjointe de l'Agence éthiopienne de l'horticulture et de l'investissement agricole.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :