Madagascar : la fête nationale endeuillée par une bousculade qui a fait 16 morts

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Le président malgache Andry Rajoelina, lors de sa visite à l'Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona où sont soignés les blessés de la bousculade du Stade Mahamasina.
Le président malgache Andry Rajoelina, lors de sa visite à l'Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona où sont soignés les blessés de la bousculade du Stade Mahamasina. (Crédits : Présidence Madagascar)
Ce 26 juin devait être un jour pour fêter les 59 ans d’indépendance de cette ancienne colonie française. Mais un drame est venu endeuiller la fête nationale malgache. Dans l’après-midi, une bousculade mortelle a fait 16 morts et pas moins de 75 blessés, en marge d’un concert dans un stade à Antananarivo, la capitale de la Grande-Île. Le bilan pourrait évoluer dans les prochaines heures.

A sa sortie de l'Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona où il s'était rendu tard dans la soirée en compagnie de la Première Dame, le président Andry Rajoelina a fait des annonces fortes. D'abord, son émotion lorsqu'il annonce : «Mon épouse et moi-même sommes bouleversés par la tragique bousculade à l'entrée du stade Mahamasina». Ensuite des annonces concrètes.

Tous les frais d'hospitalisation des blessés qu'il a croisés jusque dans les couloirs de l'établissement sanitaire seront pris en charge par l'Etat. De même, le président de la Grande-Île a octroyé aux familles des personnes décédées, un «fao-dranomaso», terme local pour désigner l'enveloppe remise aux familles endeuillées pour supporter les frais des funérailles.

Des annonces qui interviennent quelques heures après un drame qui a jeté un voile de triste sur les célébrations de la Fête nationale. Au moins 16 personnes ont perdu la vie et 75 autres blessées dans une bousculade mortelle en marge d'un concert organisé pour l'occasion au Stade Mahamasina, dans la capitale. Massée aux abords du stade depuis la matinée, une foule nombreuse s'est précipitée pour entrer lorsque les portes de l'établissement sportif ont été ouvertes au public.

Jour sombre pour Madagascar

Face au mouvement de foule, les militaires ont tenté de refermer les portes. Dans le tiraillement entre la foule qui voulait forcer l'entrée et les forces de l'ordre qui tentaient de contenir le public, l'empilement a été mortel. Les victimes, majoritairement de jeunes adolescents, mais aussi des enfants ont vraisemblablement été piétinées ou ont suffoqué dans la bousculade. Plusieurs blessés admis dans le plus grand hôpital sont en soins intensifs.

«Je m'incline respectueusement devant les familles qui ont perdu des proches à cause des spectateurs en surnombre», a déclaré Andry Rajoelina, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Rwandais Paul Kagamé, invité lors des célébrations. «Il y a trop de gens qui n'ont pas pu entrer dans le stade, ce qui a entraîné des bousculades. Ainsi, des petits enfants ont été piétinés et sont décédés. Notre pays traverse un jour sombre à cause des incidents d'aujourd'hui», a-t-il ajouté.

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