Investissements : la Chine plus que jamais intéressée par le Soudan du Sud

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(Crédits : DR)
Au Soudan du Sud, les investisseurs chinois avancent de plus en plus leurs pions. Après un accord signé récemment entre le parti au pouvoir, MPLS et l’Association sino-asiatique de développement économique (CAEDA), une délégation d’hommes d’affaires chinois vient d’achever une visite de terrain dans le pays.

La semaine qui s'achève était celle d'intenses échanges et négociations à Juba, entre hommes d'affaires chinois et officiels sud-soudanais. En effet une délégation d'entreprises chinoises dirigée par l'Association sino-asiatique de développement économique (CAEDA) était en visite au Soudan du Sud pour explorer les opportunités d'investissements.

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Pour l'instant, rien ne filtre quant à l'identité de ces entreprises, ni des secteurs dans lesquels elles opèrent. Toutefois, cela confirme l'intérêt de la Chine pour ce pays. En début d'année, le parti au pouvoir - le Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS)- s'engageait, dans le cadre d'un accord signé avec la CAEDA, à soutenir les actions d'investissements chinois dans le pays.

« Maintenant que la paix est là, tous les investisseurs sont les bienvenus pour investir chez nous. Le peuple sud-soudanais est amical et veut interagir avec d'autres peuples afin de pouvoir commercer sur une base mutuellement bénéfique », a confié à la télévision nationale Bol Makueng, secrétaire aux relations extérieures du MPLS.

Les chinois en pole position

Si tout à encore à faire au Soudan du Sud, le pays reste très riche. Sa terre a potentiel de favoriser une agriculture intense pour des cultures telles que le maïs, le coton, le blé, la gomme arabique ou encore le sésame, pour ne citer que cela. Son sous-sol est également un important réservoir de pétrole -dont la reprise de la production a récemment généré d'importants revenus-, mais aussi en minerais et métaux dont l'or, l'argent, le cuivre, le chrome, le zinc, le tungstène, le mica et le minerai de fer.

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Récemment, le pays tente également d'attirer le maximum d'investisseurs étrangers. Même s'il se classe encore au bas du tableau dans le Doing Business de la Banque mondiale (185ème sur 190 pays en 2019), l'institution de Bretton Woods reconnait au Soudan du Sud l'amélioration du cadre législatif de l'emploi, un indicateur non négligeable d'un milieu des affaires propice. En avril dernier, Juba a d'ailleurs organisé un roadshow pour convaincre les investisseurs étrangers de parier sur son économie. Et en Afrique, comme en Occident, l'appel semble séduire.

Sur le terrain cependant, la Chine garde une certaine longueur d'avance, puisque Pékin est très présent depuis longtemps au Soudan du Sud et s'est notamment illustré sur le plan social avec ses aides pour lutter contre l'insécurité alimentaire, comme les 7 millions de dollars débloqués en janvier dernier, sans parler de la présumée assistance financière pendant la guerre que les Chinois ont toujours nié. Concrètement, le Chine y est déjà avancée notamment sur la coopération pétrolière.

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