RDC : le bilan s’alourdit après l’effondrement d'une mine de Glencore

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(Crédits : Reuters)
A Kolwezi, au sud de la RDC, l’effondrement d’une mine de cuivre et de cobalt appartenant à Glencore survenu jeudi a causé de nombreuses pertes en vies humaines. Le bilan s’alourdit à une quarantaine de décès.

Au moins 43 mineurs artisanaux ont perdu la vie dans l'effondrement d'une mine de cuivre et de cobalt -à Kolwezi au sud du pays- exploitée par Kamoto Copper Company (KCC), filiale du géant suisse Glencore. C'est le bilan établi vendredi soir par Richard Muyej, gouverneur de la province de Lualaba, alors qu'il évoquait une trentaine de morts la veille.

Jeudi, un glissement de terrain est survenu au moment où des mineurs artisanaux illégaux travaillaient dans deux galeries surplombant la mine de cuivre et de cobalt, a communiqué Glencore quelque temps après l'incident. Mais alors que la firme annonçait un bilan provisoire de 19 morts, le bilan ne fait que s'alourdir. Les autorités s'attendent à la découverte d'un plus grand nombre de victimes. La croix rouge quant à elle évoque déjà 60 à 80 morts.

Défi gouvernemental

En RDC l'activité des mineurs clandestins est une réelle problématique pour l'industrie et un problème social important. Dans un pays où une bonne frange de la population (37% en 2011 selon la Banque mondiale) vit sous le seuil de la pauvreté, les activités illégales, surtout dans le domaine minier sont légion. Malgré la sensibilisation des entreprises, difficile de stopper le phénomène. D'autant plus que le cobalt dont la RDC est le premier producteur mondial et assure près de 60% de l'offre mondial, reste une ressource prisée dans les réseaux de distribution clandestins.

L'indicent de jeudi dernier à pousser KCC à réitérer la mise en garde des mineurs artisanaux qui finalement, mettent également en danger la vie des mineurs employés par la firme. Une situation qui apparait comme un réel défi pour le gouvernement.

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