Rwanda : le saoudien Nexus en joint-venture avec Akagera pour ouvrir la première académie d'aviation

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(Crédits : DR)
Le spécialiste saoudien de l’aviation Nexus Group vient de s’allier à la société rwandaise Akagera Aviation pour ouvrir la première académie d’aviation du pays. Avec pour objectif la formation de plus de 2000 professionnels du secteur -tous métiers confondus- d’ici 2024, l’académie dont le coût d’investissement n’a pas encore été révélé, entend s’ouvrir aux candidats de tout le Continent.

Au Rwanda, c'est le nouveau deal qui enthousiasme quant à l'avenir du pays. D'ici fin 2019, le première académie d'aviation du pays, baptisée Nexus Training Academy, ouvrira ses portes à Kigali, la capitale. Un accord vient d'être signé à cet effet entre le saoudien Nexus Holding Group et la société locale Akagera Aviation qui s'allient ainsi dans le cadre d'une joint-venture détenue respectivement à 60% et 40%.

Actif dans ce pays d'Afrique de l'Est depuis cinq ans, Nexus cherchait depuis peu à s'impliquer dans la stratégie de développement de l'industrie locale. Soulignant « les efforts considérables » des autorités rwandaises pour faire de RwandAir une compagnie aérienne forte, Abdullah Al-Sayed, fondateur et président de Nexus Flight Services, a confié que son entreprise s'engage à contribuer à la création au Rwanda d'«un bon système de transport [aérien]».

Positionner le pays dans le domaine de l'aviation

Au Rwanda, les pilotes locaux représenteraient moins de 10% de l'ensemble des pilotes actifs dans le pays. Un taux qu'il est désormais question de propulser, d'autant plus que le peu de pilote locaux sont généralement formés à l'étranger, ce qui génère un coût important.

Active depuis 2008 notamment dans les enquêtes et les opérations de vol nolisés en hélicoptère, Akegera a démarré la formation au pilotage en 2013. Son objectif avec ce nouveau partenariat : « réduire rapidement le déficit de compétences du secteur et à placer le pays sur une carte très visible du développement de l'aviation », selon son directeur général, Patrick Patrick Nkulikiyimfura.

Pour Rwandair, le premier bénéficiaire de cet accord, la future académie vient à point nommé, alors que la compagnie aérienne nationale implémente depuis l'an dernier sa stratégie d'expansion à travers le monde, avec notamment le lancement de nouvelles lignes comme en Israël et en Chine récemment ou prochainement aux Etats-Unis qui figurent sur l'agenda 2019. « Nous avons besoin de pilotes supplémentaires », alerte la CEO, Yvone Makolo. Et d'ajouter : « L'un des aspects les plus coûteux pour nous est le recrutement de pilotes, en particulier d'expatriés. La formation de pilotes locaux aidera donc beaucoup la société à se développer ».

« Nous attendons beaucoup de cette nouvelle académie », a insisté Claver Gatete, ministre rwandais des Infrastructures, soulignant le catalyseur que pourrait être ce centre de formation pour l'emploi des jeunes et pour la croissance du secteur de l'aviation au Rwanda.

Académie ouverte à la région

Le coût de l'investissement n'a pour l'instant pas été communiqué. Mais l'académie sera ouverte à tous les candidats de la sous-région est-africaine et même ailleurs sur le Continent. La joint-venture a déjà dévoilé son plan sur les prochaines années, lequel inclut la formation de plus de 2 000 professionnels du secteur, tout métiers confondus, dont 370 pilotes, 376 ingénieurs de maintenance, 285 répartiteurs d'aéronefs, 500 étudiants en service au sol et 500 membres d'équipage, ainsi que l'acquisition d'une flotte de 34 avions et 10 simulateurs.

« Nous avons choisi d'investir au Rwanda car le pays est stratégiquement situé, ce qui nous permet de puiser dans la région et l'ensemble du marché africain. Nous nous sommes engagés à offrir des services standard de qualité afin de participer activement à la croissance de l'aviation au Rwanda et en Afrique en général ». Abdullah Al-Sayed

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