Ouganda  : l'UE débloque 21,6 millions d'euros pour la réhabilitation de la ligne ferroviaire Tororo-Gulu

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La gare ferroviaire de la ville de Tororo, située à 10 kilomètres à l'ouest de la ville de Malaba qui marque la frontière entre l'Ouganda et le Kenya.
La gare ferroviaire de la ville de Tororo, située à 10 kilomètres à l'ouest de la ville de Malaba qui marque la frontière entre l'Ouganda et le Kenya. (Crédits : DR.)
L'Ouganda et l'Union européenne ont signé cette semaine un accord de financement portant sur un montant de 21,6 millions d'euros destiné au financement des travaux de restauration de la ligne ferroviaire de 375 kilomètres reliant le district frontalier de Tororo à celui de Gulu.

L'Ouganda vient de bénéficier d'un financement de 21,6 millions d'euros auprès de l'Union européenne (UE). D'après le gouvernement ougandais, ces fonds dont l'accord a été signé cette semaine par le ministre ougandais des Finances, Matia Kasaija et l'ambassadeur et chef de la délégation de l'UE en Ouganda, Attilio Pacifici, constituent une partie de l'enveloppe qui financera les travaux de restauration de la ligne ferroviaire de 375 km reliant le district frontalier de Tororo (est) à celui de Gulu (nord). Kampala devra encore ajouter 13,1 millions d'euros pour boucler le budget.

«Avec ce projet, l'UE continue de soutenir l'économie ougandaise à travers le renforcement d'un secteur de transport multimodal, sûr et efficace. Nous soutiendrons notamment les efforts du gouvernement pour faire transférer les cargaisons de la route vers des moyens de transport plus écologiques ou plus propres tels que le chemin de fer et les voies navigables», a commenté Attilio Pacifici.

Une artère économique importante

Reliant le port kényan de Mombasa et l'est de l'Ouganda avec le nord du pays ainsi que les pays voisins, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo (RDC), la ligne ferroviaire Tororo-Gulu constitue une artère économique importante le long du couloir du nord de l'Afrique de l'Est. Sa destruction en 1993 à cause de l'insurrection dans le nord du pays a impacté négativement les activités commerciales et donc économiques de la région.

A en croire Pacifici, la ligne contribuera à faciliter le commerce en réduisant les coûts du transport de marchandises. Ainsi, contribuera-t-elle à l'intégration régionale et au renforcement de la compétitivité ougandaise dans la région de la Communauté de l'Afrique de l'Est. «La plateforme logistique et la ligne ferroviaire constitueront une plateforme clé d'importation et d'exportation, non seulement pour le nord de l'Ouganda, mais également pour le Soudan du Sud et l'est de la RDC», a souligné le diplomate.

Quant au ministre Kasaija, s'il partage les espoirs portés en ce projet, il y voit surtout une opportunité pour faciliter le commerce pétrolier. Selon lui, le projet de la ligne serait avantagé par sa proximité avec la région d'Albertine, où se trouvent les puits de pétrole ougandais : «Le projet de chemin de fer profitera du transport d'équipements et d'intrants relatifs à la construction et au fonctionnement des champs pétrolifères, considérant la taille importante des équipements pétroliers».

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