Electricité : l'Algérie mise sur la production par cycle combiné dans «sa stratégie 2023»

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L'entreprise publique algérienne Sonelgaz vient de lancer un appel d'offres pour la production de 50 mégawatts dans le but de réduire l'utilisation des carburants dans les centrales d'électricité, notamment dans le sud du pays.
L'entreprise publique algérienne Sonelgaz vient de lancer un appel d'offres pour la production de 50 mégawatts dans le but de réduire l'utilisation des carburants dans les centrales d'électricité, notamment dans le sud du pays. (Crédits : Reuters)
Le plan national algérien de production d'électricité par cycles combinés sans consommation de gaz naturel est déjà bien avancé. Si 98% de la production actuelle est réalisé à partir de ce dernier, le responsable a assuré que des dispositions sont prises pour y remédier.

L'Algérie se lance dans la promotion de l'électricité produite par cycles combinés. Intervenant face à la presse, en marge de la seconde édition du Salon de l'électricité et des énergies renouvelables (10 au 13 février), le PDG de la Sonelgaz Mohamed Arkab a fait remarquer que «plus de 98%» de l'électricité produite actuellement en Algérie est «à partir du gaz naturel». Un taux qui devrait être réduit en combinant cette fois les efforts de l'ensemble des intervenants dans le secteur. «Nous avons mis en place un plan pour produire de l'électricité grâce aux cycles combinés en utilisant des turbines à valeur, ce qui nous permettra d'avoir 30% d'électricité sans consommer de gaz naturel», a avancé Arkab.

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Le plan en question a déjà beaucoup évolué et des changements sont à attendre dans les années à venir. «Nous avons déjà 5 centrales qui produisent de l'électricité grâce à ce cycle combiné et six centrales d'une capacité de 8 000 mégawatts seront équipées de cette nouvelle technique d'ici 2022», a confié Arkab.

Des projets à réaliser avec le savoir-faire algérien

Pour ses projets, la Sonelgaz s'est fixé pour objectif de se servir de la compétence locale. «Dans le cadre du business plan mis en place par Sonelgaz à l'horizon 2023, nous allons vers la production de l'électricité avec un savoir-faire algérien et des matières premières algériennes», a développé le patron de la Sonelgaz en ajoutant que l'entreprise publique a commencé, à partir de 2011, «à mettre en place un plan, afin de développer un réseau haute tension et très haute tension avec un savoir-faire algérien. 60% de ce réseau est algérien».

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«L'ambition est de réaliser 16 000 mégawatts d'ici 2025 et 16 000 km de réseau de haute tension d'ici 2025 [...] Cette réalisation nécessite beaucoup d'accessoires, ce qui permettra de promouvoir l'outil national et d'utiliser les compétences locales », a-t-il souligné.

En ce qui concerne le projet de production de 150 mégawatts à partir des énergies renouvelables, Arkab a laissé entendre que «plus de 60 opérateurs ont retiré le cahier des charges et la production débutera avant l'été», tout en précisant que «Sonelgaz a lancé un appel d'offres pour la réalisation de 50 mégawatts dans le but de réduire l'utilisation des carburants dans les centrales, notamment dans le sud» du pays.

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