Afrique du Sud  : les risques d'une nouvelle récession de plus en plus écartés

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(Crédits : Reuters)
Le PIB sud-africain a progressé plus que prévu au deuxième trimestre de cette année grâce à une reprise dans les secteurs minier et manufacturier. Le pays pourrait même éviter une récession cette année avec éventuellement une croissance nulle pour le prochain trimestre.

La crise économique en Afrique du Sud devrait quelque peu s'estomper cette année. Selon le Statistics South Africa, la croissance du PIB pour le second trimestre de cette année a été de 3,1%, après une contraction révisée de 3,1% au premier trimestre. Une croissance considérée comme la plus forte depuis le quatrième trimestre de 2017. «Nous pourrions éviter une récession cette année avec même une croissance nulle au prochain trimestre», a déclaré Isaah Mhlanga, économiste en chef chez Alexander Forbes, rapporté par Reuters.

«C'est un grand soulagement. C'est très positif, mais en réalité, cela ne changera pas grand-chose à la situation de la cote de crédit. Il s'agit davantage d'une question d'endettement», explique Wayne McCurrie, gestionnaire de portefeuille chez FNB Wealth and Investments, dans une déclaration à Reuters.

Revirement dans les secteurs minier et manufacturier

Les données du département national de statistiques montrent que la production dans le secteur minier a augmenté de 14,4 % au deuxième trimestre. Dans le secteur manufacturier, la production a augmenté de 2,1 %, après une baisse de 8,8 % au cours du premier trimestre de l'année. «Une forte augmentation des prix du fer avait été enregistrée sur les marchés mondiaux au cours des mois qui ont précédé le second trimestre, alors qu'au premier trimestre, le secteur minier était confronté à une difficile situation d'approvisionnement en électricité», rappelle dans une déclaration à Reuters, Mike Manamela, directeur principal de la comptabilité nationale au département des statistiques.

Une dette publique alarmante

La croissance de l'économie la plus industrialisée d'Afrique dépend principalement des activités de la société nationale d'électricité Eskom qui n'a cessé de cumuler les dettes. En début d'année. Celle-ci avait multiplié les délestages qui ont provoqué un ralentissement dans la plupart des secteurs, notamment des mines. Le fournisseur d'électricité est régulièrement cité par les agences de notation comme l'une des principales menaces qui pèsent sur la cote de crédit de l'Afrique du Sud et sur ses perspectives de croissance économique.

Lire aussi : Afrique du Sud : surendettée, Eskom prépare un épineux plan social

Pour rappel, le gouvernement avait annonçait précédemment qu'il accorderait à Eskom 59 milliards de rands (3,87 milliards de dollars) d'aide supplémentaire au cours des deux prochaines années, en plus d'un renflouement déjà promis de 230 milliards de rands répartis sur la prochaine décennie.

Le FMI avait de son côté averti que la dette publique de l'Afrique du Sud, estimée à 55% du PIB en février par le Trésor, mais susceptible d'être révisée à la hausse lors du mini-budget d'octobre, atteint des niveaux de plus en plus alarmants.

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