Angola : nouveau décaissement du FMI à hauteur de de 248 millions de dollars

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Afin d'accompagner l'assainissement du secteur bancaire et la rélance économique, la Banque centrale angolaise vient de rabaisser pour la deuxième fois consécutive, son taux directeur qui est désormais de 15,75%.
Afin d'accompagner l'assainissement du secteur bancaire et la rélance économique, la Banque centrale angolaise vient de rabaisser pour la deuxième fois consécutive, son taux directeur qui est désormais de 15,75%. (Crédits : DR)
L’Angola va bénéficier d’un nouveau prêt de 248,15 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI) au titre d’une facilité élargie de crédit (FEC), a annoncé le Fmi dans un communiqué. Le financement vise à appuyer les réformes entreprises par le président Lourenço, alors que le pays doit faire face à la volatilité des prix du pétrole, sa principale source de devises.

Le FMI approuve un nouveau décaissement de prêt au profit de l'Angola. Le Fonds monétaire international a annoncé ce 13 juin que son conseil d'administration avait achevé le premier examen dans le cadre de l'accord étendu avec l'Angola et a approuvé un décaissement de 248,15 millions de dollars. Ce montant porte le total de ces versements à environ 1,24 milliard de dollars. « Les autorités angolaises ont démontré leur ferme attachement aux politiques du programme soutenu par le FMI », a déclaré le directeur général adjoint et président par intérim du FMI, David Lipton, dans un communiqué.

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Selon la secrétaire d'Etat au Trésor, Vera Daves qui s'est exprimé en janvier 2019, les besoins en financement de son pays sont de l'ordre de 3,5 milliards de kwanza soit quelques 11,32 milliards de dollars cette année, contre près de 5 000 milliards de kwanza dépensés en 2018.

Recours aux marchés financiers

Pour boucler son budget, les autorités de Luanda comptent solliciter les marchés internationaux, qui devraient réagir positivement après l'embellie économique constatée grâce à la hausse des prix du pétrole. En 2018, l'Angola a émis des obligations pour 1,75 milliard de dollars sur 10 ans à un rendement de 8,25%, ce qui a été qualifié de succès au regard de l'état de la situation économique du pays, à peine sorte d'une récession.

Le pays qui n'a pas donné de date exacte sur sa future sortie sur les marchés financiers a entamé un ensemble de réformes pour satisfaire en partie les exigences du FMI. Au cœur de ces réformes un vaste programme de privatisations. Le gouvernement angolais a en effet annoncé qu'il compte également lancer cette année, un programme triennal de privatisations de plusieurs entreprises publiques.

Vagues de privatisations

Il s'agit notamment des entreprises des secteurs miniers, bancaires, pétrolières et des télécoms. Ces privatisations qui s'inscrivent dans le cadre des mesures qu'envisage le gouvernement pour assainir et relancer l'économie, ont été convenus avec le FMI afin notamment de réduire les déficits et surtout d'atténuer la baisse des réserves de change. Cependant, l'environnement extérieur du pays sous la menace de la volatilité accrue des prix du pétrole brut constitue un défi pour ces réformes très attendues.

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