Les ménages tunisiens de plus en plus tributaires de l'endettement

 |   |  255  mots
(Crédits : Reuters)
En Tunisie plus de la moitié des familles estiment ne pas pouvoir vivre sans s'endetter. C'est ce que révèle une enquête de l'Institut national tunisien de la consommation qui a rendu publique l'information ce samedi. La même source indique que les familles tunisiennes sont ainsi, désormais prises au piège dans un cercle vicieux d'endettement.

Difficile de survivre en Tunisie pour les familles tunisiennes, sans les dettes ! Ces dernières sont de plus en plus obligées de s'endetter pour vivre, apprend-on. D'après une enquête de l'Institut national tunisien de la consommation (INC) dont les conclusions ont été rendue publiques ce samedi 13 avril 2019, sur l'ensemble des 2,8 millions de familles tunisiennes, pas moins de 1,8 million se sont déclarées incapables de satisfaire leurs besoins, sans s'endetter. Soit donc 64% des familles dans le pays qui ne pourraient vivre sans endettement, a précisé l'institut public.

Cercle vicieux

Dans les détails fournis au public, on voit que l'enquête révèle que pour 27% des familles, l'endettement constitue une nécessité en raison de la détérioration du pouvoir d'achat. Allant dans le même sens, 20% des familles indique que l'endettement est un moyen d'amélioration des conditions de vie. Ainsi, « l'enquête a démontré que 20% des ménages endettés utilisent les crédits contractés pour rembourser d'autres crédits, tombant ainsi, dans un cercle vicieux d'endettement », a commenté le directeur général de l'INC, Tarek Ben Jazia.

Ce cercle vicieux illustré par le responsable ne devrait pas décourager les familles. L'enquête permet de savoir que 30% des familles sont prêts à s'endetter de nouveau. La même proportion de famille s'est montrée résignée, ne voulant plus s'endetter. Par contre, 28% des familles sondées au cours de ces investigations de l'INC n'ont pas écarté l'idée de s'endetter de nouveau.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :