Télécoms : CDC Group renforce l’offre britannique en Ethiopie

 |  | 374 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : DR)
CDC Group, l’institution de financement du développement appartenant au gouvernement britannique, a formé un consortium avec Vodafone Group et le japonais Sumitomo Group pour l’obtention de l’une des deux licences de téléphonie proposées par le gouvernement d’Abiy Ahmed.

C'est un positionnement en force que préparent les britanniques sur le marché éthiopien des télécoms tant convoité. Alors que jusqu'ici la multinationale britannique Vodaphone, multinationale basée à Newbury dans le Berkshire s'était manifesté comme plusieurs autres opérateurs pour l'obtention d'une licence en Ethiopie, Nick O'Donohoe, directeur général de CDC Group, a révélé dans une interview accordée à Bloomberg que l'institution de financement du développement appartenant au gouvernement britannique a formé un consortium avec Vodafone Group et le japonais Sumitomo Group pour soumissionner pour l'obtention d'une licence en Ethiopie. « Ce sera une année importante pour les investissements dans les télécommunications en Éthiopie », a-t-il déclaré.

Lire aussi : Télécoms : Stéphane Richard, le PDG d'Orange, «extrêmement intéressé» par Ethio Telecom

En juin 2018, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a décidé de libéraliser le secteur des télécoms en ouvrant le capital de l'unique compagnie nationale de télécoms Ethio Telecom aux capitaux privés pour une participation minoritaire, ainsi que la proposition de deux licences au secteur privé. Le sud-africain MTN et le français Orange font partis opérateurs qui ont particulièrement démontré leur intérêt. « Nous avons tout de suite fait savoir que nous sommes intéressés. Après c'est un processus qui est à la main des autorités éthiopiennes », déclarait alors à La Tribune Afrique Stéphane Richard, PDG du groupe Orange.

Lire aussi : Hassanein Hiridjee: « Nous voulons faire de Lomé un hub télécoms de la sous-région »

Sud-africains, Français, britanniques, qui l'emportera?

La crise de Covid-19 et son lot de conséquences, ainsi que la crise socio-politique provoquée dans le Tigré, au nord de l'Ethiopie ont ralenti l'agence des télécoms dans le pays, mais le processus semble avoir repris. Il y a quelques temps, le gouvernement estimait que les choses se concrétiseraient en février 2021.

Lire aussi : Elisabeth Medou Badang : « La clé du leadership ne se trouve pas nécessairement dans les régions anglophones »

Finalement, les britanniques seront en concurrence avec les Français et les Sud-africains pour deux licences sur ce vaste marché aux 100 millions d'habitants. Qui l'emportera ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :