Télécommunications : le Nigeria paiera ses deux satellites chinois en « nature »

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(Crédits : Tous droits réservés © CNES)
La Chine vient de franchir une nouvelle étape dans sa coopération avec le Nigeria en acceptant de prendre en charge les 550 millions de dollars que coûtera l’acquisition par Abuja de deux satellites de télécommunication. De fabrication chinoises, ces appareils devront être prêt au lancement dans un délai de 2 ans.

Le Nigeria vient de signer un accord portant sur l'achat de deux satellites de télécommunications chinois. Une acquisition estimée à 550 millions de dollars, qu'Abuja espère boucler avant la fin de ce mois de janvier. Le ministre de la Communication, Adebayo Shittu a par ailleurs indiqué que la China Eximbank et le constructeur China Great Wall avaient accepté de financer les 550 millions de dollars nécessaires.

Ce deal représente une deuxième mouture d'un accord antérieur qui stipulait que le Nigeria serait obligé de couvrir 15% du coût de l'opération. « C'est une très grande opportunité commerciale, comme les parties ont convenu que même sans notre capacité à contribuer à hauteur de 15%, ils sont prêts à payer la totalité des 550 millions de dollars pour l'achat de deux nouveaux satellites pour le Nigeria », a précisé le ministre de la Communication à la presse locale.

Paiement en nature

Le gouvernement a par ailleurs annoncé que le lancement du premier de ces deux satellites viendrait après une période de production de deux ans à compter de la signature de l'ensemble de la documentation. Les fonds nécessaires à l'acquisition des satellites ne seraient pas sous forme de prêt selon les autorités, la contrepartie du constructeur chinois prendra la forme d'une participation dans Nigcomsat, une société appartenant au gouvernement nigérian et qui est chargée de la gestion des communications par satellite.

Les différentes parties concernées par le deal devront encore discuter les pourcentages de partages. Ce qui n'inquiète pas les autorités nigérianes, vu que « le pays n'a rien à perdre parce que nous n'apportons rien en termes de ressources financières ». L'entrée dans le capital de Nigcomsat facilitera aux chinois la commercialisation de services de communication par satellite vers d'autres pays africain et concurrencer ainsi les actuels fournisseurs israéliens, britanniques et nord-américains. « Notre objectif premier est de faire du profit, puis nous voulons capturer le marché local et de là conquérir le marché continental », a estimé le ministre de la communication nigérian.

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