Mali : Kidal reste toujours une ville rebelle

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(Crédits : Reuters)
Prévue samedi à Kidal, l’installation de l’autorité intérimaire dans l’Adrar des Ifoghas a été finalement reportée à la dernière minute. La nomination d’un proche du Gatia, groupe armé d’autodéfense favorable à l’unité du Mali a fâché les maîtres des lieux. Explications.

La fête a été finalement gâchée à Kidal. Pourtant, tout était fin prêt pour que, « la ville rebelle », change de statut et d'autorité. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), qui règne en maître absolu à Kidal, a changé de fusil d'épaule à la dernière minute suite à la nomination d'un nouveau gouverneur pour Kidal, Sidi Mohamed Ag Ichrach en lieu et place de Hassan Ag Fagaga, membre de la CMA, désigné mercredi 15 février unanimement par les membres signataires de l'accord d'Alger.

"un signal extrêmement négatif"

Les dignitaires maliens, les ambassadeurs et représentants de l'ONU et de la communauté internationale qui étaient prêts à embarquer pour Kidal doivent donc patienter encore.

« Après un an et demi de retard dans les nominations des autorités intérimaires régionales, c'est un signal extrêmement négatif qu'envoient les ex-rebelles », a déclaré un membre de la médiation internationale à la presse locale.

"Comment voulez-vous avancer avec des interlocuteurs comme ceux-là ?", lâche un autre membre de la délégation. Il faut dire que cette nouvelle donne contraint le Mali à l'état d'urgence. Ces autorités intérimaires étaient censées rétablir l'autorité de l'Etat jusqu'à l'organisation d'élections.

Cependant, tout n'est pas encore perdu. L'espoir est toujours permis. Une nouvelle réunion doit avoir lieu dans les plus brefs délais en présence des groupes armés de la CMA et de la Plateforme pro-Bamako.

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