Législatives France : « En marche ! » d’Emmanuel Macron continue sa fulgurante ascension

 |   |  921  mots
(Crédits : ERIC GAILLARD)
Le mouvement «La République en marche !» du nouveau président français Emmanuel Macron est arrivé largement en tête du premier tour des élections législatives qui s’est déroulé ce dimanche 11 juin. Le succès reste à confirmer, mais selon les projections, la coalition que le mouvement mène avec les centristes du Modem est partie pour accaparer au moins 400 sièges dans la future Assemblée nationale française. La majorité absolue donc à portée de main pour «En marche !» qui continue à chambouler le paysage politique français, infligeant une sévère défaite aux traditionnels partis politiques, notamment les socialistes du PS, ainsi que le FN et dans une moindre mesure, les Républicains.

L'ascension se poursuit et de la plus belle manière pour le mouvement «La République en marche !» (LREM) d'Emmanuel Macron. Après la brillante et surprenante consécration du nouveau président français lors des dernières présidentielles, le jeune mouvement qu'il a initié est largement arrivé en tête du premier tour des élections législatives qui s'est déroulé ce dimanche 11 juin.

Selon des résultats encore provisoires au moment où nous mettions en ligne, les candidats de la coalition menée par (LREM), qui s'est allié pour la circonstance aux centristes du Modem de François Bayrou, obtiendraient jusqu'à 32,90% des voix, ce qui pourrait se traduire la semaine prochaine par 400 à 440 sièges à l'Assemblée nationale sur les 577 qui seront définitivement élus au terme du processus en deux tours. La majorité absolue est donc et presque dans la poche pour les «Macronistes» qui sont secondés par les Républicains avec environ 21% des voix et des chances de décrocher 95 à 132 sièges à l'issue du second tour.

En troisième position, on retrouve le Front national (FN) de Marine Le Pen, avec seulement 13,50% des voix, une contre-performance qui lui donne droit tout au plus entre 2 ou 5 sièges au palais Bourbon. Le parti d'extrême droite vient devant  les candidats de «La France insoumise» avec ses 11% de voix, même si la formation de Jean-Luc Mélenchon peut espérer un gain de 13 à 23 sièges à l'issue du prochain tour, dimanche prochain. Le PS arrive largement en bas du classement avec seulement 9,70% des suffrages et cela malgré son alliance avec les formations écologiques avec qui le parti de la gauche va se départager 15 à 25 sièges de députés.

Majorité absolue en vu pour  «En marche !»

C'est donc la consécration pour la LREM et surtout pour le président Macron et son gouvernement qui s'achemine ainsi vers une majorité absolue synonyme de boulevard pour la mise en œuvre des réformes promises par les nouvelles autorités et dont certaines sont déjà fortement contestées. «Malgré l'abstention, le message des Français est sans ambiguïté», s'est félicité d'ailleurs le Premier ministre Edouard Philippe au Havre en Seine-Maritime, selon des propos rapportés par Reuters. «Pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République», a estimé le Premier ministre, avant de pronostiquer que «dimanche prochain, l'Assemblée nationale incarnera le nouveau visage de notre République, une République forte, une République rassemblée, une République attentive aux besoins de chacun, la République française».

Le gouvernement se trouve d'autant plus conforté que la majorité des ministres qui se sont présentés à l'élection ont obtenu de bons résultats qu'il leur restera toutefois à confirmer lors du second tour.

Déception chez la droite et l'extrême droite, la gauche s'effondre

Les autres leçons du scrutin, c'est aussi la déroute chez les autres partis très attendus du scrutin. Les Républicains de François Baroin s'en sont sortis avec moins de casse, même si le parti a jugé son score «décevant». Au FN, c'est également une douche froide comme l'a exprimé un de ses principaux leaders qui a parlé de «déception totale», ainsi que pour la France insoumise du tonitruant Mélenchon.

La mauvaise affaire du scrutin revient toutefois au PS qui a connu une véritable déroute comme en témoigne la défaite, dès le premier tour, de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, qui a été devancé dans la 16e circonscription de Paris par Mounir Mahjoubi, l'actuel secrétaire d'État au Numérique, d'origine marocaine et candidat pour La LREM, ainsi que Sarah Legrain de «La France insoumise». Même Benoit Hamon, l'ex-candidat à la présidentielle et député PS sortant des Yvelines, n'a pas été épargné par cette descente aux enfers de la gauche, puisqu'il a été éliminé dès le premier tour. Même sort pour Cécile Duflot, ex-coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale et députée sortante EELV, qui se présentait dans la 6e circonscription de Paris.

Beaucoup de députés sortants et de dirigeants bien connus des partis traditionnels français ont mordu la poussière et l'un des seuls hauts faits d'armes qui méritent d'être soulignés, notamment au sein de la gauche, c'est la victoire de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, arrivé en tête des suffrages dans la 1ère circonscription de l'Essonne où la LREM n'a pas présenté de candidat.

47 millions d'électeurs français étaient appelés ce dimanche à élire 577 députés parmi 7 877 candidats qui siégeront au palais Bourbon, et selon les derniers chiffres communiqués par le  ministère de l'Intérieur à quelques minutes de la fin du premier tour, le taux d'abstention s'est situé à plus de 51%, un nouveau record. En attendant les résultats définitifs du premier tour, les regards sont déjà tournés vers le second tour de dimanche prochain qui, de toute évidence, va confirmer la fulgurante ascension du mouvement d'Emmanuel Macron.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/06/2017 à 9:20 :
Plus de 50% d'abstention, il n'y a rien de réjouissant, on bat record sur record, la démocratie française agonise.

Le premier parti politique de France rassemble plus de la moitié des votants et n'est pas professionnel.

Mais il est évident que cette plaie béante au sein de notre république ne sera que survolée au mieux par nos dirigeants politiques économiques et leurs médias.

Au secours.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :