Ethiopie : un deal de 731 millions de dollars pour l’exploitation d'une mine de potasse

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(Crédits : Kumba Iron Ore)
Une production de 600 000 tonnes de sulfure de potasse par an. C'est une estimation du projet minier de potasse dans la région de l'Afar, dans le nord-est de l'Ethiopie. L’exploitation du minerai salin, utilisé dans l’industrie des engrais, est confiée à la compagnie norvégienne Yara International qui devra débourser pas moins de 731 millions de dollars. Un enjeu économique important pour ce pays de la Corne de l’Afrique qui veut devenir autosuffisant sur le plan alimentaire.

L'évaporation des eaux du lac salé de Karoum n'a pas uniquement laissé place à un immense dépôt de sel. Ce lac solide, situé au nord-est de l'Éthiopie, dans la région Afar, au cœur du très célèbre désert Danakil réputé pour ces brillantes concrétions jaunes et vertes, renferme aussi l'une des plus impressionnantes réserves de potasse au monde. Cette richesse, prouvée en 2015, fait aujourd'hui l'objet d'un gigantesque accord d'exploitation entre l'Etat éthiopien et le géant norvégien des engrais cristallisés, Yara International ASA.

Le gouvernement éthiopien et la société chimique basée en Norvège ont signé un accord d'exploitation de la potasse. Pour exploiter le minerai salin utilisé dans l'industrie des engrais, la compagnie norvégienne qui se positionne comme le plus grand distributeur de nutriments pour végétaux sous forme d'engrais cristallisés au monde, devra mettre sur la table un investissement évalué à 731 millions de dollars.

600.000 tonnes de potasse par an

Un bon deal pour l'Ethiopie, semble-t-il, car ce pays agricole de l'Afrique de l'Est veut devenir autosuffisant sur le plan alimentaire ; ce qui passe d'abord par une forte production d'engrais pour accroître les récoltes de fruits, de légumes ou de café. Selon l'Agence Xinhua qui cite le ministre éthiopien des Mines, du pétrole et du gaz naturel, Motuam Mekasa, « le projet aiderait l'Ethiopie à répondre à ses besoins en engrais et à obtenir des devises étrangères de ses exportations d'engrais ».

En revanche, le pays dont le secteur agricole occupe une part très importante dans le produit intérieur brut, les exportations ainsi que les emplois, devra céder à la compagnie norvégienne 50,8% des parts du projet minier qui s'étendrait sur 54,7 km². La capacité de production annuelle de ce projet minier sera d'environ 600.000 tonnes, selon Yara International ce qui équivaudrait à environ 10% du marché mondial. Pour sa part, le ministre éthiopien a indiqué que la construction du projet devrait commencer dans les deux prochains mois et sera livré dans quatre ans.

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