Maroc : la BAD accompagne le ferroviaire et l’aérien dans le Sud

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La nouvelle extension de l'aéroport de Marrakech dont les coûts en construction et d'équipements ont été supporté à 80% par la BAD, témoigne la focalisation de la banque sur les projets de connectivité.
La nouvelle extension de l'aéroport de Marrakech dont les coûts en construction et d'équipements ont été supporté à 80% par la BAD, témoigne la focalisation de la banque sur les projets de connectivité. (Crédits : DR)
Le Maroc est le premier récepteur des fonds de la BAD. Une relation entre la Banque et le Royaume qui s’est focalisée sur la connectivité de la ville de Marrakech. La banque a en effet financé l’agrandissement de l’aéroport de Marrakech en injectant 240 millions d’euros et le renforcement de la ligne ferroviaire entre Casablanca et Marrakech en y investissant 112 millions de dollars.

L'engagement de la Banque africaine de développement (BAD), dans les projets structurants mis en œuvre par le gouvernement marocain (premier récepteur des investissements de la banque), commence à donner ses fruits, notamment à Marrakech. Positionné en tant que vitrine touristique du Royaume chérifien et hôte de la COP22, Marrakech nécessitait une montée en régime en terme de connectivité pour accompagner son évolution.

De 3 à 9 millions de passagers par an

La contribution de la BAD au renforcement des transports à Marrakech touche notamment le ferroviaire et l'aérien. Dans ce secteur, l'objectif de la BAD est d'épauler le Maroc dans les chantiers visant à aligner ses capacités aéroportuaires avec la hausse du trafic aérien. Concrètement cette aide vise à renforcer la compétitivité de l'aéroport local, via l'implémentation de mesures de qualité, conformes aux standards internationaux ou encore le renforcement des installations de sûreté au sol.

L'aéroport de Marrakech a reçu une enveloppe de 240 millions d'euros de la BAD, soit 80% du budget total de l'agrandissement de l'aérogare.

« L'apport de la BAD nous a permis d'accroître notre capacité d'accueil de 6 millions de passagers, pour atteindre 9 millions de passagers par an. La mise à niveau des équipements de sécurité au sol a par ailleurs permis de réduire le temps d'embarquement des passagers entre 10 et 30 minutes avec pour objectif de le maintenir à 20 minutes », précise Nawal Mounir, directrice déléguée de l'aéroport Marrakech Menara.

L'objectif de cet investissement est de positionner l'aéroport de Marrakech, comme un concurrent à celui de Casablanca. L'aérogare est actuellement desservie par 23 compagnies aériennes qui opèrent 635 fréquence hebdomadaires, dont une ligne long courrier. Les autorités portuaires misent gros sur cet aéroport qui devrait bientôt s'enrichir d'une liaison ferroviaire le reliant au centre-ville de Marrakech.

Raccourcir le délai de trajet

Le renforcement de la liaison ferroviaire entre Marrakech et le Nord du Maroc fait également partie des projets appuyés par la BAD. La banque souhaite ainsi contribuer à l'amélioration de la connectivité du Maroc, aux marchés mondiaux de marchandises. Ce qui s'est traduit au niveau de Marrakech par un appui à l'augmentation de l'offre de transport ferroviaire, l'accroissement de l'efficacité opérationnelle de l'Office national des chemins de fer (ONCF) marocain ou encore l'amélioration des prestations.

Une orientation qui a été dotée d'un budget d'un peu plus de 403 millions de dollars, dont la BAD pourvoit à hauteur de 112,3 millions de dollars, pour 290,8 millions de dollars supportés en fonds propres par l'ONCF. Une enveloppe qui a permis de construire et équiper 10.000 m² de gares, d'achever 141 km de voies ferrées construites et équipées ou encore la mise en place de 5.000 m² d'ateliers de réparation du matériel roulant.

Le dédoublement de la voie ferroviaire entre Casablanca et Marrakech, rentre également dans le cadre de ces objectifs. Un chantier qui devrait faire passer la durée du trajet de 03h40 à 02h15 selon les dernières estimations de l'ONCF. L'Office met également en place des zones ou gares logistiques, tout au long de la ligne entre la capitale économique et la ville ocre.

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