Le Cap-Vert prévoit une croissance de 4% en 2017

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(Crédits : Reuters)
La banque centrale du Cap-Vert prévoit des lendemains meilleurs pour l’économie du pays. La croissance devrait atteindre une performance de 4% cette année. Mais tout n’est pas gagné d’avance. Certaines réformes, notamment fiscales, sont nécessaires.

L'économie Cap-verdienne poursuit son petit bonhomme de chemin et devrait progresser de 3,9 à 4% cette année. Une performance tirée principalement par le dynamisme dans les secteurs publics, fiscaux, agricoles ainsi que du logement selon un rapport de la Banque centrale du pays sur la politique monétaire de l'île. Le financement du secteur privé, le rétablissement de la confiance des acteurs économiques et le faible niveau d'inflation, 1,3% (moyenne annuelle), ont également contribué à la bonne santé de l'épargne du pays, a estimé la Banco de Cabo Verde (BCV). Isolé et sans ressources naturelles, l'archipel qui est également dépendant de l'extérieur pour ses approvisionnements bénéficie du dynamisme des investissement directs étrangers (IDE). Ces derniers représentent plus de 3% du PIB, les transferts de la diaspora 11%, l'aide au développement 13%. Néanmoins, le pays doit faire face à un un déficit commercial structurel de l'ordre de 30% de son produit intérieur brut (PIB).

Une destination touristique en devenir

Avec une économie autrefois largement tributaire de la pêche, l'île s'en est affranchi petit à petit au fil des années en tirant notamment profit de l'amélioration de la demande intérieure, de la persistance de prix faibles dans le secteur de l'énergie et des recettes touristiques. Avec un climat doux et ensoleillé presque toute l'année et ses nombreuses plages réputées, le Cap-Vert s'est imposé comme une destination touristique en Afrique. En 2015, plus de 500.000 touristes ont ainsi visité le pays générant plus de 351.3 million de dollars américains de recettes.

Cabo verde

Source: Coface

Cependant, « le manque de dynamisme de la croissance en UE et les incertitudes liées aux conséquences du BREXIT (le Royaume-Uni est le principal pays d'origine des touristes au Cap-Vert) devraient peser sur l'évolution du secteur, qui compte pour environ un quart du PIB », relativise la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface).

Des réformes fiscales s'imposent

Toujours selon la société d'assurance-crédit, l'investissement privé devrait être encouragé compte tenu de la volonté du gouvernement de développer le secteur privé, non seulement dans le tourisme mais aussi dans l'agriculture, la pêche et les services aux entreprises. Jouissant d'une stabilité politique et d'une gouvernance jugée satisfaisante, le pays devrait également voir son déficit budgétaire réduit en 2017 après la hausse des dépenses observée avant les élections fin 2016. Reconduit à la tête du pays pour un second mandat au premier tour des élections présidentielles du 2 octobre 2016, avec une large majorité des voix (73%), le président Jorge Carlos Fonseca doit désormais relever le défi de la réduction considérable des dépenses de l'Etat et une meilleure gestion des compagnies publiques tout en soutenant davantage le secteur privé.

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