Le Cap-Vert met les bouchées doubles sur le tourisme

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Le Cap Vert reste fortement dépendant à l'industrie touristique et cherche à diversifier les pays émetteurs, qui restent largement dominés par la clientèle européenne
Le Cap Vert reste fortement dépendant à l'industrie touristique et cherche à diversifier les pays émetteurs, qui restent largement dominés par la clientèle européenne (Crédits : opensource)
Au Cap-Vert, le secteur des services représente le principal moteur de l’économie. En particulier les services financiers et surtout le tourisme qui apporte plus du un quart du PIB au pays. Ce dernier est malheureusement souvent sujet à l’insuffisance des infrastructures. Pour renverser la donne, le gouvernement a mis en place une politique visant à dynamisé la productivité du secteur et à diversifier les pays émetteurs de touristes.

Minuscule pays de l'Afrique occidentale, 4.033 km² pour un demi-million d'habitants, le Cap-Vert est situé dans l'océan Atlantique, à environ 600 km des côtes du Sénégal. Archipel de sa nature, il fait 10 îles et cinq îlots. « La situation géographique, le climat, les réserves halieutiques et l'histoire individuelle des Capverdiens font que Praia est effectivement une belle destination touristique », commente le Professeur Gorges P., géographe capverdien. A en croire le ministère du tourisme de l'archipel, l'activité représente 16% du PIB du pays.

Tourisme, moteur de l'économie

Malgré le potentiel qu'offre le site, l'insuffisance des infrastructures et la très forte dépendance à la clientèle européenne, représentent des freins au développement d'une véritable industrie touristique. En clair, le Cap-Vert se voit débordé par le nombre des touristes qui proviennent à 92% d'Europe occidentale. La France, le Portugal et l'Espagne sont fortement représentés. Tout le défi pour le gouvernement est d'amorcer une diversification des pays émetteurs via une plus grande ouverture vers l'Asie qui connaît ''l'apparition de nouveaux riches''. Pour se faire les autorités du Cap-Vert se sont lancés dans une opération de charme visant les investisseurs hôteliers. Une action qui se traduit sur le terrain par la multiplication des missions diplomatiques en Asie notamment, en Chine, au Japon, en Inde, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar...

Diversifier la clientèle, le défi

Une mobilisation qui semble payer. En témoigne, les infrastructures hôtelières qui ont connu une augmentation de 15% conjuguée à une rénovation globale. Néanmoins, l'activité économique reste loin d'atteindre un rythme de croisière satisfaisant. Une situation qui a obligé le gouvernement du Cap vert à lancer un appel à la diaspora pour investir dans leur pays d'origine. « Un chaleureux accueil leur est réservé comme toujours. Notre besoin en infrastructure d'accueil est de plus en plus important. Sans infrastructure, notre tourisme régressera et notre économie en pâtira », déclarait le Chef de l'Etat Jorge Carlos Fonseca en mars dernier.

Sur le terrain, le gouvernement capverdien œuvre également à l'amélioration du niveau de vie des populations. « Puisque ceux-ci devront donner une bonne image pour le monde entier, a confié le professeur Blivi avant d'expliquer qu'avec 32% de chômage au niveau des jeunes, pour 16% en moyenne et un taux de croissance de 0,8% en 2013, 1,8% en 2014, 3,6% en 2015 et 4% en 2016, il est normal que le gouvernement pense à améliorer encore les choses ».

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