Mauritanie : l'ex-président Ould Abdel Aziz interdit de quitter le pays

La police aux frontières de l'aéroport de Nouakchott a interdit mercredi à l'ex-président de voyager à l'étranger. Ould Abdel Aziz et onze personnalités de son ancien régime sont poursuivis dans un procès pour corruption qui devrait s'ouvrir le 25 janvier prochain.
(Crédits : Reuters)

L'ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été interdit mercredi soir de voyager et son passeport confisqué, au moment où il s'apprêtait à embarquer à bord d'un d'Air France à l'aéroport international de Nouakchott.

Dans une vidéo postée sur Facbook, Ould Abdel Aziz a déclaré qu'il a été empêché par la " police politique " de voyager alors  qu'il ne fait l'objet d'aucun contrôle judiciaire.
Quelques heures après, la Direction nationale de la police mauritanienne a partagé sur son compte Facebook officiel un communiqué dans lequel elle précise que la Direction centrale de lutte contre les crimes économiques et financiers avait reçu le jour même des convocations (pour le 12 janvier courant) émanant du Tribunal spécial anti-corruption, dans le cadre du dossier N°001/2021 et dont l'une concerne justement Mohamed Ould Abdel Aziz, interdit légalement de quitter le territoire.

Abdel Aziz, arrivé au pouvoir par un coup d'État en 2008, a quitté le pouvoir en 2019 après deux mandats présidentiels et a été remplacé par un ancien général, Mohamed Ould Ghazouani.

En mars 2021, le pôle anti-corruption du parquet avait décidé d'inculper et de placer sous contrôle judiciaire l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et douze autres personnalités et anciens hauts responsables. Ils sont tous poursuivis par ledit pôle pour des faits criminels liés principalement au trafic d'influence, à la corruption et au blanchiment d'argent. Leur procès doit s'ouvrir le 25 janvier, selon une source judiciaire.

Dans sa décision, le parquet de Nouakchott ouest s'était basé d'une part sur les PV de l'enquête préliminaire qui lui avaient été transmis le même mois par la Direction centrale de lutte contre la criminalité économique et d'autre part sur l'enquête financière parallèle ouverte sur les faits objet du rapport de la commission d'enquête parlementaire, validé en juillet 2020 par l'Assemblée nationale, puis transmis à la justice quelques jours plus tard.

Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l'inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d'avantages matériels indus auprès d'une institution publique, le trafic d'influence, l'abus de fonctions, l'enrichissement illicite, le recel de produit du crime,...

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