Nigeria : l'ONU alerte sur la tragédie humanitaire suite aux violences dans le nord-est du pays

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Les affrontements au lendemain de des fêtes de Noël à Baga sur les rives du lac Tchad, à environ 200 kilomètres au nord de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, ont provoqué des déplacements massifs d'habitants locaux.
Les affrontements au lendemain de des fêtes de Noël à Baga sur les rives du lac Tchad, à environ 200 kilomètres au nord de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, ont provoqué des déplacements massifs d'habitants locaux. (Crédits : DR.)
Les conséquences des attaques des groupes armés ainsi que les affrontements avec les forces armées gouvernementales dans le nord-est du Nigeria sont dévastatrices pour les populations de ces zones. Selon les Nations Unies qui a tiré la sonnette d'alarme cette semaine, cette montée de la violence a créé une véritable «tragédie humanitaire» dans cette région du pays.

L'ONU sont très inquiète de la situation humanitaire dans la région nord-est du Nigeria. Dans un communiqué rendu public mercredi dernier, l'organisation a illustré les effets des affrontements entre les forces armées gouvernementales et les groupes armés ainsi que les attaques de ces derniers, sur les populations. «L'impact des récents combats sur des civils innocents est dévastateur et a créé une tragédie humanitaire», a déploré Edward Kallon, coordonnateur humanitaire au Nigeria, qui venait de visiter les camps de réfugiés à Monguno et à Maiduguri.

«Il est déchirant de voir autant de personnes vivre dans des camps encombrés ou dormir à l'extérieur sans abri. Les civils continuent de subir les conséquences du conflit et les Nations Unies sont extrêmement préoccupées par les conséquences de la violence dans le nord-est du Nigeria, en particulier dans l'État de Borno, sur les civils », a-t-il ajouté.

Des milliers de déplacés, des camps de réfugiés surchargés et dépassés

En raison de la recrudescence des violences, des milliers de personnes ont dû fuir leurs habitations. Selon l'ONU, les affrontements au lendemain de Noël à Baga sur les rives du lac Tchad, à environ 200 kilomètres au nord de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, ont provoqué des déplacements massifs d'habitants locaux. Plusieurs familles ont tenté de fuir le danger en allant vers les camps ou sites de personnes déplacées qui sont déjà surchargés à Maiduguri ou à Monguno. Malheureusement une attaque dans cette ville de Monguno le 28 décembre 2018 a fait empirer la situation avec de nouveaux déplacements.

Selon les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 20 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays sont arrivées à Maiduguri, principalement de Baga, après avoir effectué des voyages très compliqués avec leurs jeunes enfants, pour le camp de Teachers dont la capacité d'accueil est pourtant largement en deçà. Si k'on ignore encore combien de personnes sont à Monguno, on sait au moins que pas moins de dizaines de milliers de réfugiés ont besoin d'une aide humanitaire.

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