157 millions de dollars sont nécessaires pour les réfugiés victimes de Boko Haram

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(Crédits : STRINGER)
Le Haut-commissariat pour les réfugiés de l'ONU a besoin d'une somme de 157 millions de dollars pour la prise en charge des réfugiés victimes des violences de la secte islamiste Boko Haram dans la région du lac Tchad. L'organisme a lancé un appel à la mobilisation des fonds.

La prise en charge des réfugiés victimes des exactions de la secte islamiste Boko Haram dans la région du lac Tchad nécessite un financement de 157 millions de dollars, a annoncé le Haut-commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR).

« Les Nations Unies et les partenaires humanitaires doivent pourvoir aux besoins de 208.000 réfugiés nigérians et leurs 75.000 hôtes au Niger, au Cameroun et au Tchad », indique un communiqué du HCR. Appelant à la mobilisation rapide des fonds, l'organisme onusien a attiré l'attention sur le fait que la menace Boko Haram s'accentue au lieu de s'amoindrir causant l'augmentation du nombre de personnes à prendre en charge.

« Loin de s'estomper, la crise de Boko Haram s'éternise ... Le monde ne doit pas oublier les victimes de ce conflit meurtrier, d'autant qu'il n'y a guère d'espoir pour un retour à la paix et à la stabilité dans un avenir proche », a déclaré la Haut-Commissaire adjointe du HCR, Kelly Clements.

Le HCR a rappelé son appel lancé pour un montant de 241 millions de dollars pour l'année dernière mais qui n'avait été financé qu'à 56% et a appelé à une plus grande mobilisation. Depuis le début de la crise engendrée par le groupe djihadiste nigérian Boko Haram en 2009, pas moins de 2,4 millions de personnes dans le nord du Nigeria ainsi qu'au Cameroun, au Tchad et au Niger, se sont déplacées selon le HCR. « Le conflit a eu un impact dévastateur sur l'accès à l'éducation et les taux de fréquentation scolaire, car des centaines d'écoles ont été contraintes de fermer dans l'ensemble de la région où les niveaux d'éducation étaient déjà parmi les plus faibles du monde », souligne l'organisme onusien.

Montée de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition aigüe

Face à l'augmentation du nombre des réfugiés, le HCR signale une montée de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition aigüe. « Des réfugiés nigérians continuent d'affluer dans des communautés pauvres et très isolées des pays voisins », et une des conséquences du conflit est « l'inquiétante montée de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition aiguë chez ces populations », lit-on dans le communiqué du HCR.

Le document précise que l'année dernière, plus de 7,2 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad étaient victimes d'insécurité alimentaire au mois de septembre. Le HCR signale que même les communautés qui accueillent les réfugiés sont dans le besoin, car leurs capacités d'assistance aux personnes déracinées ont atteint leur point de rupture. Il estime donc qu'une aide humanitaire pour le logement, la santé, l'éducation, l'eau potable et l'assainissement est indispensable. « L'avenir des jeunes générations de la région est en jeu : non seulement l'insécurité alimentaire pèse sur la dignité des familles, mais elle a aussi de graves conséquences sur le développement physique et cognitif des enfants » a prévenu Kelly Clements.

Notons que l'appel du HCR a été lancé à l'occasion du lancement du Plan régional 2018 d'aide aux réfugiés nigérians (RRRP) dans la capitale nigérienne, Niamey.

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