Le port d'Abidjan sera une infrastructure de référence dans la région ouest-africaine

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En 201-6, en 2016, le trafic du port d'Abidjan a atteint un volume global de 22,5 millions de tonnes, contre 21,7 millions en 2015.
En 201-6, en 2016, le trafic du port d'Abidjan a atteint un volume global de 22,5 millions de tonnes, contre 21,7 millions en 2015. (Crédits : DR.)
Les autorités ivoiriennes ont révélé avoir prévu de 2012 à 2019 un important investissement de 760 milliards de francs CFA soit environ 1,1 milliard d'euros pour financer des travaux infrastructurels répondant au rêve de faire du port d'Abidjan un port de référence sur la côte ouest-africaine.

Les dirigeants ivoiriens veulent faire du port d'Abidjan un port de référence dans la sous-région ouest-africaine. Pour y arriver, confie le directeur général du port d'Abidjan Hien Yacouba Sié, les autorités ont décidé d'injecter entre 2012 et 2019 près de 760 milliards de francs CFA, soit environ 1,1 milliard d'euros dans le développement du port.

«L'Etat a une démarche volontariste pour que d'ici à 2020 le port d'Abidjan devienne le port de référence de la côte ouest-africaine et le premier port des Maliens», a déclaré le Ttop management qui s'exprimait cette semaine à l'occasion d'une visite du président malien Ibrahim Boubacar Keita, lors de son séjour en territoire ivoirien, accompagné du vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.

Cet important investissement de l'Etat, estime Hien Yacouba Sié, est destiné à opérer plusieurs travaux pour accroître la compétitivité du port. Ainsi, la réalisation d'un port sec à Ferkessédougou (nord ivoirien) est prévue. Cette plateforme logistique au niveau de PK27 de 100 hectares devrait permettre de décongestionner la zone portuaire.

Les autorités ivoiriennes envisagent également un terminal céréalier d'un coût de 55 milliards francs CFA afin de permettre d'accroître le tirant d'eau actuel qui est de 9 mètres. Ce projet fait partie des travaux en vue de permettre l'accueil de grands navires et favoriser une économie d'échelle des opérateurs.

Sur la liste des chantiers en cours, un projet de terminal «RO-RO» et du TC2 (deuxième terminal à conteneurs) pour un coût de 361,2 milliards de francs CFA.

Ces infrastructures devraient permettre d'augmenter le trafic de transbordement et d'accueillir des navires de plus de 250 m, avec un tirant d'eau prévu à 16 m. Le gouvernement prévoit également d'élargir et d'approfondir le canal de Vridi, dans le sud d'Abidjan. Le projet qui nécessitera un investissement de 128 milliards de francs CFA permettra l'ouverture des voies de circulation et favoriser l'aménagement des espaces industriels et des parkings de camions.

Un important potentiel économique

Un des rares ports du Continent à réussir l'équilibre entre import et export, le trafic du port d'Abidjan a véritablement repris en 2016, avec un volume global de 22,5 millions de tonnes contre 21,7 millions en 2015. Selon la direction générale du port, ce dernier représente 76% des échanges extérieurs de la Côte d'Ivoire, 73% des recettes douanières et 60% des grandes industries du pays, avec à la clé, 55 000 emplois directs et indirects.

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