[CONNECT LIVE] Quelles stratégies pour financer les infrastructures africaines ?

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L'Afrique doit urgemment renforcer ses infrastructures pour accompagner les besoins exponentiels d'une population qui devrait doubler d'ici 2050. Entre surestimation des risques, poids de la dette, faible mobilisation des acteurs privés locaux et fortes contraintes environnementales sur fond de pandémie, le défi est immense. La Tribune Afrique fait le point sur les écueils infrastructurels du continent, mais aussi sur les solutions proposées, lors de son weblive qui se tiendra mardi 20 octobre à 16 h (GMT).

Les besoins en infrastructures sur le continent se situent entre 130 milliards de dollars et milliards de dollars par an, alors que les engagements sont compris entre 67 et 83 milliards de dollars, selon la Banque africaine de développement (BAD). Aussi, pour les 2,5 milliards d'habitants attendus en 2050, l'Afrique doit impérativement accélérer le rythme du développement de ses infrastructures, sous peine d'asphyxie démographique.

Des infrastructures de qualité pour l'Afrique du XXIe siècle, le rapport du Centre de développement de l'OCDE et du Centre africain pour la transformation économique publié le 9 juillet dernier, fait apparaître une nouvelle orientation stratégique en terres africaines, loin des modèles traditionnels d'une économie extravertie. L'heure est à l'intégration régionale.

En effet, la volonté est assumée de s'orienter vers une décentralisation pour générer un processus redynamisé qui contribuerait au développement des marchés obligataires municipaux en tant que véhicule d'investissement. Le changement est engagé et l'Afrique dépasse rapidement sa géographie économique postcoloniale pour s'orienter vers la création de nouveaux corridors économiques intégrés au niveau régional, sur fond de zone de libre-échange économique et commerciale africaine (Zleca).

Par ailleurs, en matière de financement infrastructurels, alors que les partenariats public-privé (PPP) se sont peu à peu imposés sur le continent, la complexité des montages financiers et les risques de soutenabilité budgétaire ont laissé à l'écart nombre d'acteurs du secteur privé local, sur le bas-côté des routes africaines. Apparaissent alors de nouvelles solutions pour « africaniser » les procédures et intégrer davantage les populations locales depuis les processus de sélection jusqu'à la conduite des travaux en passant par les appels d'offres.

Quelles sont donc les nouvelles solutions pour financer les infrastructures sur le continent ? Comment augmenter la représentativité du secteur privé africain dans les grands appels d'offres ? Quel est le rôle des institutions régionales pour accompagner l'harmonisation des procédures réglementaires ? Quels sont les principaux projets d'intégration et de mutualisation régionales ? La zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) -dont l'opérationnalisation a été suspendue jusqu'à nouvel ordre « sanitaire »- peut-elle devenir réellement opérationnelle sans de solides maillages infrastructurels régionaux ? Quelles seront les incidences de la Covid-19 sur le financement des infrastructures africaines ?

La Tribune Afrique fait le point sur la situation à l'occasion du webinaire entièrement consacré aux infrastructures africaines, sur fond de pandémie de Covid-19, organisé mardi 20 octobre 2020 à 16h GMT.

Cette rencontre live, intitulée « Quelles stratégies pour financer les infrastructures africaines ? » et modérée par Marie-France Réveillard, réunira les panélistes :

- Jean-Jacques Bouya, ministre de l'Aménagement, de l'équipement du territoire et des grands travaux de la République du Congo ;

- Alain Saraka, Chief Strategy Officer de Arise IIP ;

Cendrine Delivré, Partner et spécialiste des infrastructures africaines au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre ;

- Mike Salawou, chef de Division, Infrastructure & Partenariats à la Banque africaine de développement (BAD) ;

- et Karim Zine-Eddine, directeur des Etudes de Paris-Europlace.

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Commentaires
a écrit le 20/10/2020 à 19:01 :
Monsieur le Ministre des Infrastructures du Congo a très bien (re)posé la problématique des Infrastructures en termes de coopération multilatérale avec le nouveau paradigme des relations internationales véhiculées par le Multilatéralisme.
La crise sanitaire a montré la capacité mondiale de mobiliser des financements sans précédent parce que toute la planète est concernée.
On peut, toute raison gardée, tirer une conclusion fatale : le monde a des financements pour faire face à tous les maux de la planète et particulièrement les programmes de développement des pays les moins développés.
Comment mettre à la disposition de ces pays ces financements qui pourront leur permettre d’asseoir durablement leur développement dans ce monde en perpétuelle recherche de gains, de sécurité nationale et d’hégémonie !
Aujourd’hui on parle de faible niveau d’expertise de haut niveau en Afrique! Pourquoi? Quelle est la volonté réelle des programmes de coopération internationaux pour soutenir ces développements durables.
Bien entendu les pays doivent se résoudre à s’approprier et être maîtres de leur propre développement. Des efforts sont faits et il faut soutenir ces efforts pour éviter le « yo-yo » des programmes de développement !

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