Congo : évolution en dents de scie des ressources budgétaires

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Les ressources budgétaires de 2019 portées par les recettes de la vente des produits pétroliers pourraient atteindre 2.077,9 milliards de francs CFA, en hausse par rapport à celles de l'année en cours.
Les ressources budgétaires de 2019 portées par les recettes de la vente des produits pétroliers pourraient atteindre 2.077,9 milliards de francs CFA, en hausse par rapport à celles de l'année en cours. (Crédits : DR)
Portées par la vente des produits pétroliers, les ressources budgétaires au Congo devraient connaître une hausse sensible de 29,7% l'année prochaine par rapport à cette année, a annoncé Calixte Ganongo, le ministre congolais des Finances et du budget. Elles sont attendues à 2 077,9 milliards Fcfa en 2019 contre 1 602,6 milliards Fcfa cette année.

Intervenant lors d'une réunion gouvernementale sur le cadre budgétaire 2019-2021 dont les conclusions ont été publiées ce mardi à Brazzaville, le ministre congolais des Finances et du budget, Calixte Ganongo, a indiqué que les ressources budgétaires de 2019 portées par les recettes de la vente des produits pétroliers pourraient atteindre 2.077,9 milliards de francs CFA, en hausse par rapport à celles de l'année en cours. «Les ressources budgétaires évolueraient en dents de scie à un rythme annuel moyen de -2,7%. Elles s'établiraient à 2 077,9 milliards de francs CFA en 2019, en hausse de 29,7% par rapport aux réalisations de 2018. Cette projection repose sur la progression attendue des ventes des cargaisons (57,5%)», a confié le ministre Calixte Ganongo qui donnait des précisions sur les questions budgétaires de 2019-2021. Selon lui, au cours de cette année, les ressources budgétaires sont prévues à 1 602,6 milliards de francs CFA. «En 2020, ces recettes se replieraient à 2 022,9 milliards de francs CFA et à 1 965,5 milliards en 2021», a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le ministre Ganongo a tenu à préciser que le cadre budgétaire à moyen terme 2019-2021 s'inscrit dans le processus d'ajustement budgétaire à court et moyen termes amorcé en 2018 par le gouvernement. Il entre également dans le cadre du vaste chantier de réformes de finances publiques entrepris par les autorités congolaises dans le but d'élaborer un document de stratégie et un plan d'action quadriennal 2018-2022.

Mobilisation de 72,6% des ressources budgétaires

Cette réunion gouvernementale a permis d'avoir plus de détails sur diverses questions budgétaires. Ainsi, concernant l'exécution du budget 2018 de l'Etat, Calixte Ganongo a pu faire le point sur le premier trimestre et donner des estimations à fin décembre 2018. A en croire le responsable, sur les trois premiers mois de l'année, les ressources budgétaires ont été mobilisées à hauteur de 291 milliards de francs Fcfa, ce qui représente 18,2% des prévisions.

A fin décembre 2018, a poursuivi l'argentier de l'Etat congolais, ces ressources pourraient être mobilisées à hauteur de 1 164 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 72,6%. Ganongo a expliqué cette contre-performance par la persistance de la mauvaise conjoncture économique dans le secteur non pétrolier qui n'est pas sans impact sur les finances du pays, ajoutant toutefois que ces ressources seront fortement portées par les impôts et taxes pour 575,2 milliards de francs CFA et les recettes pétrolières pour 448 milliards de francs CFA.

Toujours à fin mars 2018, d'après les données communiquées par le gouvernement, les dépenses budgétaires se sont élevées à 268 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 19,4% par rapport aux prévisions annuelles de 1 383,6 milliards de francs CFA. Se basant sur cette tendance, le gouvernement table à fin décembre 2018, sur des dépenses enregistrées à 1 072 milliards de francs CFA, soit un taux d'exécution probable de 77,5%.

Quant aux ressources de trésorerie, elles devraient chuter de 68,5% pour s'établir à 200,2 milliards de francs CFA, contre 635 milliards, l'année dernière. Par contre, les charges de trésorerie devraient augmenter de 157,8% à 979,1 milliards de francs CFA en 2018, contre 379,8 milliards de francs CFA en 2017. L'Etat congolais enregistrera alors un gap de financement en 2018 de 559,9 milliards de francs CFA.

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