Tanzanie : un projet de pipeline gazier entre Dar es Salaam et Bagamoyo

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John Magufuli, président de la Tanzanie.
John Magufuli, président de la Tanzanie. (Crédits : Reuters)
La Tanzanie exécute son plan de développement de l’industrie locale lancé depuis quatre ans. La croissance de la production locale s’accompagne d’une hausse des besoins en énergie auxquels le pays tente de répondre par une offre en GNL local.

La Tanzanie développe son réseau de gaz naturel liquéfié (GNL) pour soutenir sa croissance industrielle. Le pays de 58 millions d'habitants a annoncé ce lundi un projet de construction d'un pipeline de 30 km afin d'étendre le réseau de gaz naturel de la capitale économique Dar es Salaam à la ville voisine de Bagamoyo. Le projet dont le coût d'investissement n'a pas été communiqué devrait permettre un meilleur accès à l'énergie à des prix réduits pour couvrir les besoins des ménages et des industries locales. La ville cible de Bagamoyo à l'est du pays est caractérisée par sa forte croissance et son industrialisation. La localité abrite de nombreuses usines dans divers secteurs d'activités allant des industries lourdes comme la production d'acier à l'agroalimentaire.

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Selon les données officielles, près de 50% de la production d'électricité du pays est générée actuellement à partir du gaz naturel liquéfié (GNL). La croissance des besoins en énergie est une conséquence de la politique entamée depuis 2015 sous la présidence de John Magufuli. La Tanzanie avait mis sur pied un programme de développement de l'industrie locale, soutenu par des lois interdisant l'exportation à l'état brut de différentes matières premières et imposant une première transformation des produits au niveau local.

En parallèle, le gouvernement avait lancé un programme de réduction de la facture du charbon et du diesel importés, alors qu'il dispose de réserves de gaz récupérables évaluées à plus de 1 614 milliards de mètres cubes, principalement dans les gisements de la région sud. Ainsi, la Tanzanie souhaite élargir ses approvisionnements en gaz naturel à un plus grand nombre de villes afin de permettre notamment aux usines de remplacer des énergies plus coûteuses telles que le charbon et le diesel importés. Au cours du mois d'octobre prochain, le pays va lancer un appel d'offres pour la construction du futur pipeline qui devrait être opérationnel à partir de 2021.

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En mai dernier, le ministère tanzanien de l'Energie annonçait que la consommation nationale de gaz naturel avait augmenté de 84 % pour atteindre 1 676 milliards de mètres cubes en 2018, par rapport aux trois années précédentes.

Riche en réserves de gaz, la Tanzanie a mis en place une stratégie pour la réduction de sa dépendance aux exportations énergétiques et le lancement de projets de pipelines reliant des Etats voisins à ses ports. Au programme, un pipeline devant relier la Tanzanie et la Zambie enclavée, avec un coût estimé à 1,5 milliard de dollars pour exporter du pétrole raffiné. L'ouvrage va connecter Dar es-Salaam à la ville minière de Ndola, en Zambie, située à 1 349 km. La Tanzanie est également en négociations avec l'Ouganda pour la construction d'un de pipeline de 1 500 km qui devrait coûter quelque 3,5 milliards de dollars et permettre le transport du pétrole ougandais à exporter via le pays de John Magufuli.

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