Energie : pour l'électrification rurale, le Tchad opte pour le solaire

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Au Tchad, le taux d'accès à l'électricité est estimé à moins de 5% de la population.
Au Tchad, le taux d'accès à l'électricité est estimé à moins de 5% de la population. (Crédits : Pixabay)
Les autorités tchadiennes ont adopté cette fin de semaine en conseil des ministres à N'Djamena, un projet d'énergie solaire d'un coût de 23 millions de dollars. Ce projet contribuera à l’électrification rurale.

L'Etat tchadien se penche sur la problématique du développement rural. D'après la ministre tchadienne de la communication et porte-parole du gouvernement, Madeleine Alingué, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres un projet d'énergie solaire pour le développement rural qui vise à appuyer les programmes de développement du Tchad. Il devrait permettre de fournir une électricité fiable et abordable pour les populations rurales le long de l'axe Toukra-Mandalia (à 80km au sud de N'Djamena) ce qui contribuerait à améliorer les conditions de vie et les activités économiques locales comme l'agriculture et l'élevage.

D'un coût de 23 millions de dollars soit environ 11,5 milliards de francs CFA, la ministre a annoncé que le projet sera financé à 87% par la Banque islamique de développement (BID), 11% par le gouvernement tchadien et 2% par l'Office national d'électricité et d'eau du Maroc (ONEE).

« Le conseil a adopté le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l'accord de prêt relatif au financement du Projet d'énergie solaire pour le développement rural. Le coût global du projet est d'environ 23 millions de dollars. Le remboursement du prêt est étalé sur une période de 30 ans », précise la synthèse des travaux du Conseil des ministres du Tchad.

Rappelons que c'est le second projet dans le cadre du solaire que le gouvernement tchadien adopte au cours de la seconde moitié de l'année 2017. Déjà en juillet dernier, le pays avait annoncé qu'il allait se doter d'une centrale solaire de 32 mégawatts financée par la Banque africaine de développement (BAD). Selon les sources proches du dossier, l'infrastructure qui sera installée au cœur de Ndjamena, s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme énergétique lancé la BAD au Tchad. Avec le même partenaire, le Tchad travaille sur un projet d'interconnexion électrique avec le Cameroun et l'accélération du processus de réhabilitation de l'actuelle centrale électrique de sa Société nationale d'électricité.

Un potentiel solaire énorme

Le Tchad souffre d'un déficit énergétique criard depuis plusieurs années. Le taux d'accès à l'électricité est estimé à moins de 5% de la population. Considérée comme la ville la plus électrifiée du Tchad, même Ndjamena n'a qu'un tiers de sa population qui a accès à l'électricité. Très insuffisant pour un pays au potentiel solaire énorme.

Le déficit énergétique tchadien pourrait surprendre à une ère où on promeut les énergies renouvelables et vu le potentiel énergétique solaire du pays.

« Le potentiel photovoltaïque est excellent et cette ressource est aujourd'hui privilégiée par le gouvernement pour l'électrification des villages et des villes », a déclaré Madeleine Alingué.

D'après les données officielles, du nord au sud de ce pays sahélien, le soleil brille entre 2.750 et 3.250 heures par an, soit en moyenne 4 à 6 kilowattheures par mètre carré et par jour. Début décembre 2017, le thermomètre continuait d'afficher autour des 35°C à l'ombre dans la capitale tchadienne

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