Croissance : la Côte d'Ivoire se démarque à contre-pied de sa région

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(Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)
La Côte d'Ivoire sera en Afrique noire le numéro un en matière de croissance économique sur la période 2016-2018, annonce le FMI. Dans sa version actualisée des perspectives économiques africaines, l'institution fait en revanche le constat d'une croissance au ralenti en Afrique subsaharienne.

L'Afrique subsaharienne est négativement impactée par la crise des prix des matières premières. Mais la Côte d'Ivoire fait exception en affichant une croissance soutenue entre 2016 et 2017. En effet, selon la World Economic Outlook du Fonds Monétaire International (FMI), la Côte d'Ivoire tablera sur une croissance économique à 8% en 2016 avant de descendre à 7,8% en 2018. Des performances qui font du pays le champion de sa région. Dans cet ordre d'idée le FMI révèle que le pays de Ouattara ferait donc mieux entre 2016 et 2018 que l'Ethiopie (6,5% à 7,5%), le Rwanda (6% à 7%), la Tanzanie (7,2% à 6,8%) et le Sénégal (6,7% à 6,9%).

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Bonne nouvelle pour la zone Uemoa qui a ainsi deux représentants dans le top 5 des leaders de la croissance en Afrique subsaharienne. Le Sénégal et la Côte d'Ivoire pourront tirer la sous-région vers le haut, surtout que le géant Nigérian peine à sortir la tête de l'eau. D'autre part, le rapport actualisé du FMI sur les perspectives économiques annonce que l'Afrique subsaharienne atteindra son plus bas niveau de croissance depuis deux décennies.

Contraste continental

Le taux de croissance économique en Afrique subsaharienne « devrait descendre en 2016 à son plus bas niveau depuis plus de 20 ans », communique le directeur du département Afrique du FMI, Abebé Aemro Sélassié à l'occasion de la publication du rapport actualisé. Pour lui, le taux ne devrait pas dépasser 1,4 % à l'issue de l'année en cours.

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Le rapport du FMI indique que deux facteurs expliquent la situation. Premièrement, « la détérioration de l'environnement extérieur, notamment le cours des produits de base qui sont au plus bas », qui a créé des conditions financières sensiblement endurcies. Selon le rapport, face à une conjoncture défavorable dans un grand nombre de pays les plus touchés par ces chocs, les autorités ont réagi avec beaucoup de retard et de façon inadéquate, ce qui a pour effet, d'accroître l'incertitude et de décourager l'investissement privé.

Par ailleurs, la chute des cours mondiaux des commodités a plongé beaucoup de pays africains dans des situations de crise économique, comme c'est le cas pour le Gabon, le Mozambique ou encore le Congo. qui sont obligés de revoir leur budget à la baisse. Véritable contraste pour le continent qui voit dans le même temps certains pays exceller.

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