Pêche hauturière : l'Algérie a épuisé son quota annuel de captures de thon rouge

 |   |  425  mots
Le «Plan aquapêche 2020», lancé dès 2014 par le gouvernement algérien, prévoit le développement de l'outil scientifique et de la recherche en matière des pêcheries thonières, notamment le thon rouge et l'espadon.
Le «Plan aquapêche 2020», lancé dès 2014 par le gouvernement algérien, prévoit le développement de l'outil scientifique et de la recherche en matière des pêcheries thonières, notamment le thon rouge et l'espadon. (Crédits : DR)
Les thoniers du littoral algérien viennent d'atteindre le total permis des captures de thon rouge pour cette année. Le volume des captures, dont le quota est défendu auprès de la CICTA par les autorités d'Alger, a permis de réaliser des recettes de l'ordre de 20 millions d'euros.

L'Algérie a vu son quota de captures de thon rouge augmenté pour atteindre 1 043 tonnes en 2017. La totalité du quota a été réalisée par 14 navires réservés à cette opération. Côté ventes, ces quantités ont permis d'engranger près de 20 millions d'euros, a fait savoir Hamouche Taha, directeur général de la Pêche et de l'aquaculture auprès du ministère de l'Agriculture, lors de son passage, ce lundi 16 octobre, sur les ondes de la Radio Chaîne 1.

Toutefois, Hamouche Taha a rappelé que des négociations seront engagées dès le mois de novembre prochain avec les responsables de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l`Atlantique (CICTA) pour maintenir le quota de pêche de thon rouge dans les eaux algériennes à un meilleur niveau.

«Depuis le début de l'année 2017, nous avons concrétisé 38 projets d'une capacité de 20 tonnes chacun. Nous espérons réaliser au moins 51 projets d'ici la fin de 2017», a rajouté le responsable du département de la pêche.

«L'Algérie avait bénéficié d'une augmentation graduelle de son quota qui avait été fixé à 243 tonnes au titre de l'année 2014, à 370 en 2015, à 460 en 2016 et à 546 en 2017 avant d'être révisé à la hausse soit 1 043 tonnes», a détaillé Hamouche Taha, faisant référence aux quotas octroyés par la CICTA.

Points de contrôle

S'agissant des mesures entreprises par son département pour s'assurer de la qualité des poissons pêchés, le responsable a annoncé «l'implantation de 91 points de contrôle tout au long de littoral national. Les premiers résultats ont été positifs, sauf à Bous Ismaïl (Tipasa) où des cas de pollution ont été constatés».

Par ailleurs, une centaine de participants de 12 pays sont attendus à la 7e édition du Salon international de l'aquaculture qui se tiendra du 9 au 11 novembre prochain dans la ville portuaire d'Oran. L'évènement sera placé sous le thème «Pour une croissance durable de l'économie de la pêche marine et de l'aquaculture». «C'est pour cela que nous sommes intéressés par l'aquaculture. Nous avons tracé un programme pour la réalisation de projets pour la production de 100 000 tonnes de poisson pour combler le déficit», a déclaré Hamouche Taha.

Pour rappel, l'Algérie participe de manière régulière et active aux réunions annuelles et intersessions de la CICTA avec l'objectif de sa position de revendication de l'intégralité de sa quote-part historique de pêches en Méditerranée.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/10/2017 à 16:21 :
La pêche hauturière, c'est la pêche hors des eaux territoriales. Si donc, les Algériens ont pêché sur leur littoral, ce n'est pas de la pêche hauturière. Juste de la sémantique et pas d'importance puisque personnellement, j'attrape mon thon au supermarché :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :