Légère décélération des ventes des smartphones en Afrique en 2016

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(Crédits : Reuters)
La pénurie de devises dans les plus grands marchés africains n'a pas été sans effet sur les ventes de smartphones sur le continent. En même temps, les téléphones mobiles "normaux" représentent toujours la majeure partie des ventes. Détails.

Les africains ont acheté moins de smartphones en 2016 qu'en 2015. Selon les derniers chiffres d'International Data Corporation (IDC), un cabinet mondial de recherche et de conseil technologique, le marché des smartphones du continent a consommé 95,37 millions d'unités en 2016. D'une année à une autre, ce chiffre a augmenté de 3,4%, ce qui est considéré comme une décélération considérable par rapport aux taux de croissance à deux chiffres observés au cours des deux années précédentes. Pour le cabinet, la demande a été surtout entravée par les fluctuations monétaires qui affectent le continent.

Tous types de téléphone mobiles confondus, ce sont 215,33 millions d'appareil qui ont été expédiés en Afrique en 2016. Cela correspond à une hausse de 10,1% par rapport à l'année précédente. La différence dans la progression provient essentiellement de la croissance des téléphones mobiles « normaux » (feature phones). Leurs livraisons ont augmenté de 16,1% en glissement annuel en 2016 pour atteindre 119,97 millions d'unités.

Les terminaux qui supportent la technologie 3G continuent de représenter plus de la moitié des nouvelles livraisons de smartphones en Afrique. N'empêche, les appareils 4G ont connu une croissance de plus de 50% en 2016. IDC prévoit que les téléphones 4G représenteront plus de la moitié des nouveaux smartphones d'ici à 2018, à mesure que les prix des téléphones 4G d'entrée de gamme diminuent et que le nombre de réseaux 4G à travers le continent augmente. Par exemple, l'Égypte a vu le lancement d'un important réseau 4G vers la fin de 2016, et d'autres pays devraient le faire en 2017.

 D'où vient la décélération...

"L'Afrique a toujours été un marché difficile à appréhender pour les entreprises de téléphonie mobile, et en 2016 ce défi a été encore plus dur", explique Simon Baker, directeur de programme pour les appareils mobiles à l'IDC. LA difficulté de provient principalement du fait que beaucoup d'économies africaines ont été en difficulté tout au long de 2016. Au Nigeria, le marché le plus grand en Afrique, la dévaluation du naira a causé, globalement, une chute des importations qui a évidemment impacté les smartphones. Les marchés nord-africains, quant à eux, ont connu une augmentation des expéditions globales de téléphones mobiles en 2016. Cela dit, le rythme de cette croissance a ralenti d'année en année en raison des fluctuations du taux de change en Egypte et des « questions de sécurité » en Algérie.

 Samsung demeure en haut du podium

Samsung a continué à dominer le marché des smartphones africains en 2016. Une performance que le géant sud-coréen doit en grande partie à son nouveau portefeuille de produits qui comprend de plus en plus de modèles de moyenne à basse gamme. Il est suivi par Transsion, désormais deuxième plus grand fournisseur de smartphones, grâce à ses marques itel, Infinix et Tecno. Tanssion n'est pas le seul fabriquant et vendeur chinois à avoir musclé son offensive sur l'Afrique. Huawei a, lui aussi, gardé sa place de troisième fournisseur de smartphones d'Afrique en 2016, tandis que Lenovo a connu une croissance modérée. Quant à ZTE et Alcatel, ils ont subi de légères baisses.

En somme, le classement des fournisseurs reste assez dynamique, vu la nature du marché. En fait, seuls les fournisseurs qui ont pu adapter leur portefeuille de produit au pouvoir d'achat des africains. Une gymnastique dans laquelle excellent les fournisseurs chinois suscitant ainsi la des autres opérateurs mondiaux.

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