Kenya : Uhuru Kenyatta promet des élections « équitables » en août

Lors du traditionnel discours des vœux de nouvel an, le président Kenyan Uhuru Kenyatta a promis des élections « libres et équitables » en août prochain, annonçant qu’il se présentera pour un second mandat. Objectif : poursuivre le travail qu’il a entamé afin de poursuivre la montée de son pays vers l’émergence.
Ristel Tchounand
(Crédits : Reuters)

C'est certainement l'une des séquences de son discours de Nouvel an qui a le plus attiré l'attention. Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, a promis l'organisation d'élections « libres, équitables et transparentes » en août 2017.

« Comme nous entrons dans une période d'élections, j'appelle tous les Kenyans à la paix et tous les leaders à prêcher la paix pendant la campagne [présidentielle] ».

Candidat à un second mandat

Une campagne présidentielle à laquelle Uhuru Kenyatta participera. En effet, il a également annoncé lors de son allocution qu'il se présentera pour un second mandat à la tête de ce pays d'Afrique de l'Est qui ne cesse de se démarquer à travers le continent. « La raison pour laquelle je me lance à nouveau dans la course est que je veux terminer les travaux que nous avons commencé avec beaucoup d'énergie et veiller à ce que cette nation puisse continuer de croitre dans le monde », a-t-il expliqué, ajoutant que sa vision pour le Kenya est d'en faire un pays « industrialisé »« l'emploi décent est accessible toute personne qualifiée ».

Se disant confiant pour la tenue d'élections paisibles et l'acceptation des résultats par tous les candidats, le président Kenyatta a toutefois mis en garde les membres de l'opposition contre toute incitation à la violence pendant la période électorale. « Nous ne permettrons pas que nos efforts et ceux des Kényans soient détruits par des politiciens qui semblent avoir embrassé la leçon de la confrontation et de la provocation comme seul moyen pour eux de fonctionner politiquement », a-t-il déclaré, appelant la population à la « vigilance ».

Des élections sur fond de tensions ?

Pour mémoire, l'opposition kényane est en colère depuis la vote au parlement le 22 décembre dernier, d'une loi électorale autorisant le comptage manuel des votes en cas de faille du système électronique. Les leaders de l'opposition accusent le président sortant de vouloir s'assurer la victoire et certains d'entre eux ont déjà prédit une année 2017 « turbulente ».

Fils du premier président du Kenya Jomo Kenyatta (1946-1978), Uhuru Kenyatta est arrivé au pouvoir en 2013 après avoir battu Raila Odinga, une autre figure politique du pays, fils du premier Vice-président du Kenya, Jaramogi Oginga Odinga. Une élection qui viendra couronner une longue et riche carrière politique. En 2014, il fait la une la presse internationale suite à sa convocation à la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre de son procès pour crimes contre l'humanité. Et pour cause, il était le premier président en exercice à comparaître devant ce tribunal international. En fin d'année, la CPI abandonne les poursuites en raison d'un « manque de preuves » mais n'excluant pas pour autant la possibilité de retenir de nouvelles charges contre le chef d'Etat. Depuis lors, Uhuru Kenyatta fait tout pour faire preuve de transparence dans sa gestion du Kenya. Très branché réseaux sociaux, il communique quotidiennement sur des actions sociales, politiques, diplomatiques et économique.

Le mois dernier, il inaugurait encore avec fierté le chantier de l'usine du constructeur automobile allemand Volkswagen, ambitionnant que ce type de projet se multiplie dans son pays. Alors que le pays a fait face cette année à un léger ralentissement économique, le président de la République s'engage à tout mettre en œuvre pour la booster et faire du Kenya « la première destination de l'Afrique pour l'investissement dans la fabrication, la logistique, le tourisme et l'éducation ».

Ristel Tchounand
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