Lisbonne : en route pour le 21e Africa energy forum

 |   |  562  mots
(Crédits : Darren Baker- Fotolia)
Le plus important sommet africain consacré à l'énergie réunit plus de 2 000 participants, jusqu'à demain vendredi, dans la capitale portugaise. Cette nouvelle rencontre se tient dans un contexte de croissance importante du secteur énergétique sur le continent.

Consacré au développement de l'énergie, des infrastructures, et des secteurs industriels sur le continent africain, la 21e édition du Africa energy forum (AEF) réunit, comme chaque année, environ 2 000 participants. Parmi eux, des décideurs africains et internationaux, spécialisés dans le domaine de l'énergie, qui peuvent profiter de cette rencontre pour établir des contacts, identifier des opportunités, et pourquoi pas sceller des partenariats. Le but étant de stimuler l'investissement dans ce secteur sur l'ensemble de l'Afrique, et d'accélérer son électrification, en réduisant notamment les inégalités particulièrement fortes entre les pays du nord du continent et les autres.

Après Maurice en 2018, la 21e édition du Africa energy forum se tient, cette année, à Lisbonne. Une première pour la capitale portugaise, qui accueille ainsi cet événement à portée mondiale pour son retour sur le continent européen. «L'annonce de l'organisation de l'AEF à Lisbonne a été chaleureusement accueillie par le gouvernement portugais, qui mène une politique de partenariats, de transfert de technologies, et de partage des savoirs très ambitieuse en Afrique, en particulier dans les pays lusophones», a estimé Simon Gosling, directeur général de l'AEF, à quelques semaines de l'inauguration du salon.

La venue d'Osvaldo Abreu -ministre des Travaux publics de Sao Tome et Principe-, d'Alexandre Dias Monteiro, ministre de l'Industrie, du commerce, et de l'énergie du Cap-Vert, ou encore d'Antonio Serifo Embalo, ministre de l'Energie, de l'industrie, et des ressources naturelles de Guinée-Bissau, ont d'ailleurs été confirmées.

Lire aussi : Quel mix électrique pour l'Afrique en 2050 ?

Regarder le futur

Après un cru 2018 placé sous le signe du bilan des vingt premières années d'existence de l'AEF, cette 21e édition se veut beaucoup plus prospective. Elle marque l'entrée dans une nouvelle ère pour le secteur de l'énergie en Afrique, actuellement en plein boom. Si les nouveaux gisements pétroliers et gaziers seront évoqués, une bonne partie de l'attention doit être néanmoins tournée vers les énergies renouvelables, particulièrement adaptées à l'économie africaine. Le signe, également, d'un changement notable dans l'approche de la question énergétique. Le forum met en avant le rôle de plus en plus important des femmes dans ce secteur. Nombreuses sont en effet à l'origine de petits projets locaux, modernes et innovants, tandis que d'autres se sont d'ores et déjà imposées dans les plus hautes sphères d'influence.

Les femmes doivent représenter cette année un peu plus de 25% des participants à l'AEF : un record ! Autre innovation de cette édition 2019, un guide des projets aboutis qui rassemble et présente l'ensemble des dossiers financés, construits, et mis en route durant les dix-huit derniers mois. Son but ? Identifier plus rapidement les meilleurs moyens de financer un projet, et ceux qui -dans le futur- semblent être les plus prometteurs.

«Nous sommes fiers de cette 21e édition. L'Angola, le Mozambique, la Côte-d'Ivoire, le Maroc, le Nigeria, l'Égypte, le Ghana, le Kenya, l'Ouganda, l'Afrique du Sud, et l'Ethiopie présenteront leurs tout derniers projets et opportunités d'investissement dans le cadre d'un événement qui a gagné la réputation de ne pas être seulement le plus grand forum consacré à l'énergie en Afrique, mais aussi le plus important au monde», concluait Simon Gosling à quelques semaines de l'ouverture de l'évènement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :