Une hydrolienne prochainement installée sur le fleuve Congo

La société L'Aquaphile et l'association Pot@maï ont signé une convention avec le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour l'installation d'une hydrolienne sur le fleuve Congo. L'opération aura lieu d'ici fin 2018.
(Crédits : DR.)

Alors que le solaire y a le vent en poupe, l'Afrique s'essaye également à d'autres énergies renouvelables. Ses régions tropicales sont parcourues de centaines de fleuves et de rivières. Sur un continent où la moitié de la population n'a pas accès à l'électricité -avec des chiffres atteignant les 90% en zones rurales-, cette gigantesque ressource en eau, encore largement sous-exploitée, peut notamment être transformée en hydroélectricité.

C'est le pari de l'entreprise L'Aquaphile et de l'association Pot@maï qui ont récemment signé une convention avec le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour la fabrication d'une hydrolienne d'une puissance de 20 kW. Elle sera ensuite installée sur le fleuve Congo, à une dizaine de kilomètres de Brazzaville, près du village de Loubassa. L'appareil alimentera une unité de services essentiels, sorte de boîte à outils et à équipements destinée à améliorer le quotidien des habitants des environs. Le tout sans créer de besoin en énergie fossile et sans émission de gaz à effet de serre.

L'énergie la moins chère du monde ?

Fabriquée et testée en France par la société finistérienne L'Aquaphile, cette hydrolienne Hydro-Gen est en réalité un système intégré, comprenant une barge à l'arrière de laquelle est accrochée la turbine. Celle-ci peut-être immergée tête-en bas ou remontée à la surface en moins d'une minute, grâce à un dispositif de levage mécanique. La mise en œuvre et l'entretien de l'ensemble en sont considérablement facilités.

L'Aquaphile propose également un modèle plus puissant (70 kW). L'entreprise estime que l'hydrolienne fluviale est «une énergie renouvelable particulièrement intéressante, car non intermittente, ne nécessitant pas de stockage, et produisant le kWh le moins cher du monde». Elle est «particulièrement pertinente pour les sites isolés, l'électrification rurale, l'autosuffisance énergétique et les zones non interconnectées».

Dans un village comme celui de Loubassa, où l'absence d'électricité ne permet pas le développement de l'artisanat ou de l'agriculture, cette source d'énergie va soutenir le développement économique. C'est là qu'intervient l'association Pot@maï, qui a imaginé un modèle où l'énergie produite par l'hydrolienne est intégralement consommée pour recharger des batteries, alimenter de petites machines-outils, et même purifier l'eau.

Transportée par container jusqu'au Congo, l'hydrolienne devrait être opérationnelle d'ici fin 2018. Elle sera alors l'une des plus puissantes en service en Afrique, aux côtés de sa consœur en service en République démocratique du Congo depuis 2017.

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Commentaire 1
à écrit le 20/07/2022 à 0:28
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J'aimerais bien voir même une image ,. montrant a Quoi ressemble la dite hydrolienne

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