Ouganda : la dette publique et la sécheresse étouffent la croissance

Le Fonds monétaire international vient de revoir à la baisse le taux prévisionnel de croissance de l'Ouganda, pour le situer à 3,5% cette année. Toutefois, l'institution reste confiante dans le potentiel des hydrocarbures et des projets d'infrastructure pour relancer l'économie à l'horizon 2021.
L'Ouganda table sur une production élevée dans le secteur des hydrocarbures pour pouvoir se dégager de la crise.
L'Ouganda table sur une production élevée dans le secteur des hydrocarbures pour pouvoir se dégager de la crise. (Crédits : DR)

Malgré la modeste performance des secteurs économiques de l'Ouganda, le Fonds monétaire international (FMI) reste confiant dans la volonté des décideurs à sortir de la crise actuelle. En effet, l'institution de Bretton Woods table sur une croissance économique entre 6% et 6,5% pour le pays d'ici 2021, renouant ainsi avec ses performances économiques des années 2000.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette progression. Selon le FMI, les vastes chantiers d'infrastructure entamés par le gouvernement et une meilleure exploitation des champs pétroliers contribueraient à la relance économique dans le pays.

«Dès que les projets d'infrastructures seront plus ou moins achevés et que le pétrole commencera à couler, nous prévoyons une croissance de 6 à 6,5%», a déclaré au micro de l'agence Reuters, Clara Mira, représentante du FMI en Ouganda.

Au rang des projets en question, des centrales hydroélectriques, des autoroutes, un pipeline d'acheminement de pétrole, un vaste réseau de chemins de fer standard et une raffinerie.

Toutefois, d'autres facteurs pourraient ralentir cette reprise, comme l'explique la représentante du FMI à Kampla. En effet, d'après Clara Mira, le ralentissement des IDE reste l'une des véritables entraves à la relance. Sur le plan politique, l'instabilité dans la région de l'Afrique de l'Est, particulièrement en RDC, en Somalie, au Burundi, et surtout au Sud-Soudan, laisse peu de marge à au développement du commerce, alors que ces pays représentent des marchés traditionnels des produits ougandais.

Un taux de croissance dans les limites de 3,5%

L'année fiscale en cours et qui prendra fin au moins de juin devait enregistrer des chiffres négatifs, selon le FMI. L'institution a en effet revu à la baisse les prévisions de croissance de l'Ouganda pour l'année 2016-2017, avec un qui ne devrait guère aller au-delà des 3,5%. Cette contre-performance s'explique surtout les effets néfastes de la sècheresse et le resserrement du crédit au secteur privé.

Par ailleurs, le FMI s'est aussi inquiété du niveau de la dette publique, composée en grande partie de prêts octroyés par la Chine.

«Nous sommes à un stade où les risques sont arrivés à un seuil inquiétant. Les risques de la viabilité de la dette», a averti Clara Mira.

Son département prévoit déjà une augmentation de la dette à 42,8% du PIB d'ici 2022 contre, 38,6% en 2017.

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