Côte d’Ivoire : Subventions à coûts partagés pour booster la filière anacarde

 |   |  520  mots
Le projet s’inscrit dans le Cadre de partenariat-pays (CPF) de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, qui vise à améliorer la productivité et à générer des emplois dans l’agriculture, l’agro-industrie et la transformation.
Le projet s’inscrit dans le Cadre de partenariat-pays (CPF) de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, qui vise à améliorer la productivité et à générer des emplois dans l’agriculture, l’agro-industrie et la transformation. (Crédits : Pixabay)
En Côte d’Ivoire, le projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde (PPCA) avance et les mécanismes de son financement suivent. A partir de mars prochain, seront effectives les subventions à coûts partagés (SCP) dans la chaine production de l’anacarde. La Côte d’Ivoire, premier exportateur africain et deuxième producteur mondial de noix de cajou brutes, veut par ce mécanisme améliorer l’organisation, la compétitivité et l’inclusion des petits producteurs.

C'est à partir de mars 2019 que deviendra effective l'application des mécanismes de subvention à coûts partagés pour le financement de projets dans la filière cajou. Ces délais ont été annoncés en marge d'un atelier régional de lancement du projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l'anacarde (PPCA) dans le Tchologo.

Ces subventions à coûts partagés (SCP) ont été mises en place dans le cadre des mesures de soutien aux acteurs de la filière anacarde. Par ce mécanisme, l'Etat en partenariat avec la Banque mondiale, mettent en place une ligne de financement dédiée, laquelle va apporter une contribution partielle allant de 50 à 80%, aux acteurs de la filière, afin de les permettre de réaliser leurs investissements dans ce secteur. Les mécanismes de financement des projets du secteur cajou prennent en compte toutes les activités de la filière.

« La noix de cajou est l'une des principales sources de revenu pour les petits exploitants de Côte d'Ivoire et la pièce maîtresse des grands systèmes agricoles du pays. Cette filière concerne environ 2 millions de personnes, essentiellement dans le nord du pays, plus pauvre, où elle est devenue la première source de revenus monétaires en milieu rural », a expliqué Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le 10 avril 2018, au moment de l'approbation de l'accord par la Banque mondiale.

Des subventions pour 225 000 producteurs ivoiriens

L'institution de Bretton woods a approuvé l'année dernière un prêt de 200 millions de dollars, destiné à la promotion de la filière anacarde en Côte d'Ivoire. Par ce projet, mené en coordination avec le gouvernement ivoirien, près de 225 000 producteurs bénéficieront directement des interventions menées au titre du Projet d'appui à la compétitivité de la chaîne de valeur de l'anacarde. Le projet s'étend à toute la chaîne de valeur. Sont concernés notamment les petites unités de transformation, les installations industrielles d'une capacité annuelle de 3 000 à 10 000 tonnes, ainsi que les petites et moyennes entreprises qui s'occupent du stockage des noix de cajou brutes. Ces investissements devraient générer près de 12 000 emplois directs, dont 50 % occupés par des femmes, selon les chiffres de la Banque mondiale.

« En développant la filière anacarde et en l'intégrant davantage aux marchés mondiaux, ce nouveau projet devrait créer des emplois dans les régions rurales grâce à l'agriculture et l'industrialisation, ce qui contribuera à faire reculer la pauvreté », précise le communiqué de la Banque mondiale.

L'anacarde, troisième produit d'exportation de la Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire est actuellement le premier exportateur et le deuxième producteur mondial de noix de cajou brutes. Pour l'année 2017, la production s'est chiffrée à 711.000 tonnes, équivalant à 23 % de la production mondiale, pour des recettes d'exportation estimées à 800 millions de dollars. Ce chiffre place l'anacarde en troisième position sur la liste des produits d'exportation de la Côte d'Ivoire, après le cacao et les produits pétroliers raffinés.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :