Agriculture : le Cameroun relance la filière de l'anacarde

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L'agence de coopération allemande, GIZ, prévoit qu'à l'horizon 2023, la production d'anacarde au Cameroun devrait générer un chiffre d'affaires annuel de 5,5 milliards de francs CFA.
L'agence de coopération allemande, GIZ, prévoit qu'à l'horizon 2023, la production d'anacarde au Cameroun devrait générer un chiffre d'affaires annuel de 5,5 milliards de francs CFA. (Crédits : DR)
Le ministre camerounais de l'Agriculture et du développement rural vient d'annoncer la relance de la filière de l'anacarde. La décision s'inscrit dans le cadre du Programme d'appui au développement rural (PADER) initié avec l'appui de l'agence de coopération allemande, GIZ.

Le Cameroun va relancer la filière de l'anacarde. La décision a été révélée ce weekend par le ministre de l'Agriculture et du développement rural. D'après un communiqué rendu public par le département gouvernemental, cette relance s'inscrit dans le cadre du Programme d'appui au développement rural (PADER) qui bénéficie de l'appui de la coopération allemande (GIZ). Celle-ci entend accompagner cette filière à travers un co-financement du 11e Fonds européen de développement (FED).

La décision de Yaoundé de relancer la filière de l'anacarde est soutenue par les résultats d'une étude relative au développement des chaînes de valeur de cette culture, présentée au cours d'un atelier de restitution. Celle-ci a conclu que ce secteur pourrait fortement contribuer à l'économie du pays, particulièrement alors que le Cameroun est en pleine stratégie de diversification du secteur agricole.

Un potentiel agricole sous-exploité

En relaçant la filière de l'anacarde, les autorités camerounaises tentent également de remédier à une sous-exploitation du potentiel agricole du pays. Selon le PADER, avec un potentiel estimé à des millions d'hectares, le Cameroun n'a qu'une production annuelle de 108 tonnes d'anacarde ou noix de cajou. Ce qui représente peu pour le pays. « Pourtant, l'amende et la pomme qui en sortent sont très prisées pour la consommation directe et même pour l'industrie cosmétique et la pâtisserie », soulignent les membres du PADER.

En termes de contribution, les experts de la GIZ ont présenté, lors de l'atelier de restitution, les différentes étapes du processus de formulation de la stratégie de développement de la filière, de son diagnostic et le document de stratégie. Ainsi, à l'horizon 2023, la production d'anacarde au Cameroun devrait générer un chiffre d'affaires annuel de 5,5 milliards de francs CFA.

En ce qui concerne la dimension socio-économique, la mise en œuvre de la stratégie de développement va permettre d'améliorer les compétences de milliers de personnes et aider à la création de 151 650 emplois autour de la filière.

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