Afrique du Sud : Eskom au centre d’une nouvelle polémique

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(Crédits : Reuters)
Après le renvoi de ces dirigeants en 2016, le principal producteur d’énergie sud-africain, Eskom est à nouveau au cœur d’une polémique. L’audit en cours dans l’entreprise a ainsi dévoilé le retour d’un ex-dirigeant de l’entreprise et les collusions exercées par un autre cadre de la compagnie pour "arroser" une entreprise en contrats.

Le producteur d'énergie sud-africain, Eskom, est toujours hanté par les irrégularités qui ont touché l'entreprise sous la direction de Brian Molefe, puis de Matshela Koko, depuis que les auditeurs passent au peigne fin les comptes de l'entreprise. Les enquêteurs indépendants ont ainsi remonté au Conseil d'audit deux irrégularités, selon le management d'Eskom.

Koko et Molefe n'en finissent pas de hanter Eskom

La relation entre Eskom et le groupe Impulse International représente la première irrégularité dénoncée par les auditeurs. L'entreprise aurait récolté des contrats du fournisseur en électricité alors que la belle-fille de Matshela Koko occupait un poste de directrice non exécutif au sein d'Impulse. La deuxième irrégularité concerne la réintégration de Brian Molefe en tant que chef de la direction d'Eskom en mai dernier. Ce retour n'aura duré que 3 semaines et s'est accompagné de l'ouverture d'une action en justice, actuellement en cours.

Eskom comptait sur un délai de 30 jours pour régler ses problèmes. Des irrégularités que le management de l'entreprise déclare être en « cours » de règlement et devrait transmettre les résultats de ces opérations internes à la Commission des sociétés et de la propriété intellectuelle, au vérificateur général et au Département des entreprises publiques. Le management d'Eskom revendique ainsi avoir mis fin à toute relation avec Impulse alors que sur le cas Molefe, l'entreprise ne peut agir avant la fin de la procédure judiciaire en cours.

Après Eskom, au tour de Transnet

Les problèmes d'Eskom remontent à 2016, après que l'Ombudsman ait incriminé les dirigeants de l'entreprise dont Molefe et Koko dans un rapport sur le traitement préférentiel dont aurait jouit la famille Gupta. Ce clan réputé proche du président Zuma aurait profité de ses relations privilégiées en décrochant des contrats avantageux d'approvisionnement en charbon. Eskom aurait même prêté main forte aux Gupta lors du rachat par ces derniers d'Optimum Coal Holdings.

L'audit qui cible actuellement Eskom est mené par SizweNtsalubaGobodo. Un cabinet qui vient par ailleurs de signaler des irrégularités chez Transnet SOC, opérateur portuaire et ferroviaire d'Afrique du Sud. Des défaillances qui devront être transmises aux autorités compétentes dont la police. Ces accusations ne devraient pas faciliter la tâche à Pretoria confrontée à une fronde interne de l'ANC, des mouvements sociaux à répétition, la récession économique ou encore la longue liste d'affaires de corruption et de malversations.

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