Ouattara veut porter plainte contre « La lettre du continent » qui l’accuse d’avoir fait exploser son fonds de souveraineté

 |   |  521  mots
(Crédits : Reuters)
Le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a décidé de porter plainte pour diffamation contre le bimensuel « La lettre du continent ». Dans une précédente livraison, le média basé à Paris rapporte que le chef d’Etat ivoirien a fait passer son fonds souverain qui s’estime désormais à 342,6 milliards Fcfa. De quoi engendrer une vive polémique dans le pays alors que le pays traverse une crise conjoncturelle marqué par l’amenuisement de ses ressources budgétaires.

Si la menace est mise à exécution, ce sera à la justice française de devoir trancher le contentieux qui vient de voir le jour entre la Présidence ivoirienne et le bimensuel en ligne « La lettre du continent » édité depuis Paris.

Dans un communiqué rendu public ce 2 septembre, le secrétaire général de la présidence ivoirienne Patrick Achi, a fait savoir que le président de la république a décidé de porter plainte contre les accusations du média en question qui l'accuse d'avoir fait exploser son fonds souverain sur fonds de conjoncture dans le pays.

« Le Président de la République a donné mandat aux Avocats Maîtres Jean Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit, de mettre en œuvre toutes voies de droit et toutes actions utiles en vue de la sanction de tels agissements et de la réparation des préjudices subis du fait de l'atteinte à son image, tant sur le plan national qu'international » selon la même source qui a également et par la même occasion démenti les accusations de « La lettre du continent ».

Accusations de scandale

Tout est parti d'un article, « Ouattara fait exploser les fonds souverains », publié par le bimensuel dans son édition du 30 Aout dernier. La partie qui a visiblement irrité e chef d'Etat ivoirien c'est là où le journal écrit que   « le Président Alassane Ouattara bénéficie, dans la plus grande discrétion, d'un fonds de souveraineté de 342,6 milliards Fcfa (521 millions €), en hausse de 20 milliards par rapport à 2015 ». Le journal de poursuivre également que « le chef de l'Etat ivoirien peut d'autant mieux puiser à sa guise dans cette enveloppe budgétaire que cette dernière est directement gérée par son frère, le ministre des affaires présidentielles Birahima Téné Ouattara ».

L'article publié en pleine polémique sur les ajustements budgétaires auxquels est en train de procéder le gouvernement pour combler son déficit cette année a comme il fallait s'y attendre engendré une vive polémique dans le pays. Relayés par la presse locale et amplifiés par les médias sociaux, les écrits de la « La lettre du continent » ont provoqué un véritable malaise au sein du clan présidentiel qui crie à « la manipulation médiatique ». D'autant que ce n'est pas la première fois que le journal fait des « révélations » sur les affaires impliquant la famille présidentielle ainsi que son entourage.

Le cabinet du président ivoirien s'est ainsi vu dans l'obligation de sortir de son mutisme pour démentir les écrits rapporté par le journal. « La Présidence de la République élève la plus vive protestation contre ces informations mensongères, gravement diffamatoires et qui portent atteinte à l'honneur et à la considération du président de la république, Alassane Ouattara » s'est ainsi défendu la présidence dans son communiqué.

Du fait de l'opacité qui entoure leurs montants ainsi que leur gestion dans la plupart des pays d'Afrique, les fonds de souveraineté ou « fonds politiques » ont toujours été l'objet de toutes les spéculations au sein de l'opinion.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/09/2017 à 13:22 :
K la jtice soit etabli pou mettre en evidence tou les adepte d c jeu
a écrit le 03/09/2017 à 13:48 :
LT ne cite pas ses sources du moins où est-ce qu'il a puisé l'info. Attendons la suite judiciaire...
a écrit le 03/09/2017 à 1:24 :
Il y a pas de fumer sans feu Mrs le président

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :