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Transformation digitale  : Gemadec au chevet des institutions africaines  !

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Touhami Rabii, Président-Directeur général de Gemadec
Touhami Rabii, Président-Directeur général de Gemadec (Crédits : DR)
A l'ère du numérique, la digitalisation des processus au sein des institutions devient un « must do ». Celles en occident qui ont pu relever le défi de la transition vers la dématérialisation de leurs services expérimentent une plus grande prospérité. L'Afrique aussi commence à s'y mettre peu à peu, bravant la grosse difficulté financière. Parmi les partenaires clés des gouvernements africains dans cette dynamique : Gemadec, spécialiste marocain de la transformation digitale.

Spécialiste de la transformation digitale, cela fait 40 ans que Gemadec déploie son expertise, d'abord au Maroc, puis à l'international. L'entreprise a su si bien exploiter ce potentiel qu'aujourd'hui elle réalise plus de 70% de son chiffre d'affaires à l'extérieur du royaume chérifien. Parmi ses services phares : le courrier hybride, cette solution de digitalisation des organisations postales qui fait son image de marque en Afrique.

Le courrier hybride, porte vers l'international

Après de longues années d'activités, c'est au début des années 2000 que Gemadec expérimente le courrier hybride pour la toute première fois. Le Groupe Poste Maroc lance un appel d'offre pour sa digitalisation et la firme y voit une opportunité. Elle s'y engage alors en s'alliant à son partenaire danois Ergo IDP, un expert en la matière ayant comme référence les plus grandes postes européennes, notamment en Allemagne, Suisse, Italie, Danemark, Norvège, etc. L'expérience est d'un franc succès. La poste marocaine réussit sa transition, le système de courrier hybride lui permet alors de ne pas passer aux oubliettes dans un monde numérisé, mais au contraire, d'innover et retrouver la voie de la prospérité.

Sous la houlette de son Président-Directeur général, Touhami Rabii, arrivé à la tête de la société en 2005, Gemadec a su saisir l'opportunité de se forger une notoriété internationale en donnant de l'ampleur à l'activité du courrier hybride y voyant une énorme opportunité pour ouvrir la porte de son développement à l'international. La même année, la firme rachète la solution de courrier hybride de son partenaire danois Ergo IDP. Grâce à son réseau bâti lors de ses précédentes fonctions chez Siemens où il s'occupait de la commercialisation dans les pays africains, Mr Rabii accélère les prospections. Membre de l'Union Postale Universelle (UPU), institution spécialisée de l'ONU visant à favoriser le bon développement et la coopération des différents systèmes postaux du monde, c'est à travers ce réseau que Gemadec valorise son savoir-faire et mène ses prospections auprès des organisations postales qu'elle vise.

L'entreprise a conscience qu'elle évolue aujourd'hui sur un marché de plus en plus concurrentiel. Car, si la digitalisation des postes africaines n'intéressait pas grand monde il y'a une dizaine d'années, aujourd'hui, la réalité est toute autre. Chinois, Turcs, Américains, Australiens, ... tous souhaitent tirer parti du développement de l'Afrique. Raison pour laquelle Gemadec ne lésine pas sur les investissements en recherche et développement pour toujours renforcer sa capacité d'innovation.

L'expertise éprouvée d'un précurseur

Ses atouts majeurs restent bien sûr son rôle précurseur sur le marché africain ainsi que son expertise prouvée qui ne cesse de séduire les organisations postales africaines qui veulent adapter leurs services à l'évolution numérique. Et ce, même si le coût de ces projets peut parfois poser une question de financement. « La difficulté budgétaire est inhérente aux projets de transformation digitale des institutions africaines, car pour parler du cas des organisations postales, elles ne sont pas extrêmement riches », explique Touhami Rabii.

Mais l'aspect positif est cette prise de conscience de la part des gouvernements que ce type d'investissement est une nécessité, une sorte d'instinct de survie. « La digitalisation des institutions africaines n'est pas un luxe. Elles n'ont pas le choix. La poste en particulier doit se diriger vers le monde digital, sinon, elle va fermer.  Et aujourd'hui, il y a tellement d'industries qui ont fermé. Mais la poste en Europe est la preuve que cette institution peut s'adapter à l'ère numérique et connaitre la prospérité. La poste en Afrique doit, quant à elle, faire les bons choix et se positionner ».

Convaincu que l'avenir est dans le digital, Gemadec a, au fil du temps, développé une fine expertise dans d'autres domaines, moins visible, mais pourtant très apprécié. Elle accompagne, entre autres, les banques dans la transformation digitale de leur système de compensation des chèques. Le produit qu'elle a développé, au Maroc notamment, a permis une dématérialisation complète du processus.

Un nouveau monde

Par ailleurs, Gemadec vient de mettre en place un nouveau projet de dématérialisation qui a fait entrer le parlement marocain dans l'ère du numérique. Le projet e-Parlement a permis de digitaliser tout le processus administratif et législatif du parlement et de généraliser l'utilisation des technologies à l'ensemble du processus parlementaire. Grâce à cette plateforme toutes les archives de l'institution sont désormais archivées selon les normes mondiales assurant ainsi un meilleur accès à la recherche documentaire  tout en améliorant l'action parlementaire à tous les niveaux.

Ce système s'appuie également sur une plateforme sécurisée et efficace permettant l'échange d'information sécurisé avec les parlementaires et  plus d'interaction avec les citoyens. L'e-parlement est également un des services phares qui fait actuellement la notoriété de Gemadec, dont l'expérience marocaine est un franc succès et qui ne tardera pas à faire son entrée dans d'autres pays africains. Plusieurs parlements d'Afrique de l'Ouest ont déjà effectué un déplacement au royaume chérifien pour témoigner de l'efficacité de ce service et bientôt, celui-ci verra le jour dans certaines capitales au Sud du Sahara. « Le monde est en train de changer et nos politiques sont obligés d'aller dans le même sens et cesser de consommer des tonnes de papier alors qu'ils font un travail extrêmement important pour la communauté », assure Touhami Rabii.