Algérie : de nouveaux administrateurs pour les entreprises privées sous mesures conservatoires

 |   |  351  mots
(Crédits : Libre)
L’année 2019 sera marquée en Algérie par le départ de Bouteflika après 20 ans de règne. La fin d’une époque accompagnée d’une vague d’emprisonnement de chefs d’entreprises. Pour éviter l’écroulement économique, le comité intersectoriel ad hoc chargé du suivi de la performance des entreprises prévoit la mise place d’administrateurs proviseurs pour assurer la continuité.

L'Etat, c'est la continuité ! C'est le message que semblent véhiculer les nouvelles autorités d'Alger. Pour assurer le bon fonctionnement des services affectés par la chasse aux dignitaires de l'ancien régime, le comité intersectoriel ad hoc institué par le Premier ministre Noureddine Bedoui, chargé du suivi des activités économiques et de la préservation de l'outil de production nationale, a proposé la désignation d'administrateurs qualifiés. Ces derniers seront chargés de la gestion des entreprises privées objet de mesures conservatoires, selon les informations du ministère des Finances algérien, relayées par l'agence Algérie Presse Service (APS).

«Face aux risques social, économique et financier identifiés, la situation des entreprises et des projets concernés par des décisions judiciaires de gel de comptes bancaires, nécessite l'adoption de mesures de sauvegarde adéquates de l'outil de production et des emplois conformément à la loi» a déclaré le ministère.

Les nouveaux administrateurs auront la responsabilité de superviser les activités de l'entreprise, de contrôler les flux financiers et les approvisionnements. Les mesures préconisées par le comité ad hoc placé sous l'égide du ministre des Finances, Mohamed Loukal ont pour objectif de sauvegarder toutes les entreprises nationales privées, visées par des mesures conservatoires, dans le but de préserver les capacités de production nationale, ainsi que les postes d'emplois.

Lire aussi : Transition en Algérie : un «comité ad hoc» de treize personnalités neutres pour négocier

Cette redistribution des rôles et des postes intervient à la suite d'une vaste traque menée contre les anciens dignitaires du régime d'Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril 2019. Quelques jours à peine à la suite de son départ, Ahmed Ouyahia, ex-Premier ministre, a comparu devant la justice pour dilapidation de deniers publics. Ont également été appelés à la barre, Abdelghani Hamel, chef de la police, Ali Haddad, l'ancien patron des patrons mais aussi Issab Rebrab, le PDG du groupe Cevital ainsi que les frères Koukinef et Said Bouteflika, frère de l'ancien chef d'Etat.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/09/2019 à 14:47 :
La Tribune devrait informer ses lecteurs de la situation de l'usine Renault à Oran .Confirmation de l'arrêt du montage jusqu'à l'année prochaine ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :