Burkina Faso : création d'un Comité opérationnel contre le terrorisme

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré est décidé à faire face au terrorisme qui continue de frapper son pays. Le Burkina-Faso qui a enregistré une demi-dizaine d'attaques terroristes durant l'année dernière s'organisme pour prévenir de nouvelles attaques cette année. A cet effet, le gouvernement vient de créer un Comité national opérationnel de gestion des crises terroristes.
(Crédits : Reuters)

Ce Comité a été créé lors du tout premier Conseil des Ministres de l'année 2017 présidé en fin de semaine par le président Roch Marc Kaboré. La création du comité dont la composition est attendue prochainement vise à doter le pays d'un dispositif lui permettant de réagir efficacement contre les attaques terroristes. À l'instar de plusieurs pays de la sous-région ouest africaine, le Burkina Faso est depuis le début de l'année 2016, la cible des groupes djihadistes. En milieu de semaine dernière, Simon Compaoré, le ministre burkinabé de la Sécurité a annoncé au titre des perspectives de 2017, la tenue d'un forum national sur la sécurité et l'élaboration d'une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme. La création du Comité national opérationnel de gestion de crise terroriste au Burkina Faso est l'une de ces mesures prises.

Un comité de vigilance pour mieux traquer les terroristes

Ce Comité national opérationnel de gestion de crise terroriste au Burkina Faso se veut un comité de vigilance mis en place par Ouagadougou pour éviter que 2017 et les années suivantes ne soit pareille à l'année 2016 qui a rimé avec les attaques terroristes. La dernière attaque enregistrée par le pays est celle de Nassoumbou contre un détachement militaire à environ 45 km de Djibo dans la province du Soum en décembre 2016. Cette attaque avait fait 12 morts et 4 blessés parmi les militaires et des bâtiments incendiés. Dès le début de l'année 2016, le Burkina-Faso a été endeuillé par des attaques terroristes. Le 15 janvier, des assaillants ont mitraillé les terrasses de restaurants avant de se retrancher avec des otages dans l'hôtel Splendid. Une trentaine de personnes a été tuée dans cette attaque revendiquée par le groupe Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Le 12 octobre, quatre militaires et deux civils ont été tués par des djihadistes au poste frontalier d'Intangom, à cinq kilomètres du Mali et à une vingtaine de km de la frontière avec le Niger. Quelques semaines plutôt, des policiers qui gardaient le même poste frontière avaient essuyé une autre attaque terroriste qui avait fait un mort et trois blessés. Le gouvernement burkinabé veut contrer le terrorisme pour lancer le pays sur la voie du développement. De ce fait, le président, Roch Marc Christian Kaboré appelle ses compatriotes à plus de vigilance afin d'aider les forces de sécurité à mieux traquer les terroristes.

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