Angola : Isabel Dos Santos limogée par le successeur de son père

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(Crédits : Twitter/Isabel Dos Santos)
Éviction spectaculaire ce mercredi en Angola. La fille de l’ancien président angolais, Isabel Dos Santos, a été relevée de ses fonctions à la tête de la Sonangol, la puissante compagnie nationale pétrolière alors que cette dernière se voyait encore PDG pendant encore quelques années, de l’entreprise que lui avait confié son père en 2016.

Le conseil d'administration du géant angolais des hydrocarbures, Sonangol, devra se trouver un nouveau PDG. La fille de l'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos, qui occupait ce poste depuis juin dernier, a été limogée ce mercredi par le nouveau président angolais Joao Lourenço. Considérée comme la femme la plus riche d'Afrique par le magazine Forbes en 2013, Isabel dos Santos était jusqu'ici la responsable de la gestion du pétrole et du gaz en Angola.

Un poste stratégique qu'elle aurait occupée grâce à son père, selon ses détracteurs. Son éviction spectaculaire par le nouveau président Lourenço, lui qui a promis à plusieurs reprises de rompre avec l'héritage de son prédécesseur, sonne-t-elle la venue d'une nouvelle ère ? En tous cas, le départ de la « princesse » de Luanda âgée de 44 ans, est la dernière d'une série de limogeages de hauts responsables par le président Lourenço qui a promis de s'attaquer à la corruption.

Isabel Dos Santos, emportée par la baisse du prix du baril ?

Mais d'autres facteurs pourraient expliquer le limogeage surprise d'Isabel Dos Santos, celle qui voulait continuer à diriger l'une des mamelles de l'économie angolaise. Il faut dire que la compagnie pétrolière angolaise que dirigeait Isabel Dos Santos est aujourd'hui pénalisée par la baisse du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. D'ailleurs, la Sonangol a annoncé en décembre dernier, pour la première fois, son incapacité à verser des dividendes à l'Etat angolais.

L'ex-PDG qui sera remplacée à la tête de la Sonangol par l'ancien secrétaire d'Etat au Pétrole Carlos Saturnino, avait alors « hérité » d'une entreprise en difficulté. Et malgré ses efforts, rapporte l'AFP, la compagnie pétrolière nationale reste encore très fragile à cause du bas niveau persistant des prix du baril. Cela est sans doute l'explication qui conviendrait le mieux pour ne pas fâcher l'ancien chef d'Etat angolais et père d'Isabel Dos Santos qui reste encore influent dans le pays puisqu'il est le président de la plus puissante formation politique au pouvoir.

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