Gaz : l’Afrique du Sud en quête d’investissements au Qatar pour ses infrastructures

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D'après l’agence américaine EIA (Energy Information Administration), le plan gazier national en Afrique du Sud vise la construction de centrales électriques au gaz et deux grands terminaux de regazéification de gaz naturel liquéfie (GNL) d’ici à 2025.
D'après l’agence américaine EIA (Energy Information Administration), le plan gazier national en Afrique du Sud vise la construction de centrales électriques au gaz et deux grands terminaux de regazéification de gaz naturel liquéfie (GNL) d’ici à 2025. (Crédits : DR)
Une délégation sud-africaine mène une opération de séduction à Doha cette semaine. Objectif : drainer le maximum d’investissements qataris en vue de financer les infrastructures nécessaires à la réalisation du plan stratégique lancé par Pretoria.

L'Afrique du Sud est en quête de financements qataris pour son secteur gazier. Une délégation d'hommes d'affaires et de responsables étatiques, dirigée par l'ambassadeur d'Afrique du Sud au Qatar, Faizel Moosa, est actuellement à Doha où une rencontre a eu lieu avec les dirigeants de la Chambre de commerce qatarie. L'objectif de ce déplacement est de présenter leur plan stratégique de renforcement de la consommation de gaz en Afrique du Sud, dont la mise en œuvre nécessite la construction de nouvelles infrastructures.

«Nous considérons le Qatar comme un potentiel investisseur en Afrique du Sud, particulièrement dans les secteurs pétrolier et gazier où nous allons augmenter notre consommation de gaz de 3% à 23% [de la consommation d'énergie, NDLR]. Nous pensons donc que le Qatar peut jouer un rôle clé dans le déploiement de notre infrastructure gazière afin de répondre aux besoins en énergie», a déclaré Moosa, rapporté par la presse locale.

Vers une consommation du gaz qatari en Afrique du Sud

Pour l'heure, les montants sollicités par Pretoria n'ont pas été précisés, mais ces investissements devraient permettre de financer de nouvelles installations qui permettront la circulation de plus grandes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL).

L'autre volet de la coopération devrait en outre concerner l'acheminement du gaz qatari pour approvisionner le marché local sud-africain. Actuellement, outre sa propre production d'ailleurs jugée «relativement insuffisante» par les experts -environ 1,3 million de m3 d'après des chiffres de 2011), ce pays d'Afrique australe s'approvisionne au Mozambique voisin. Désormais, il envisage de faire du Qatar son prochain fournisseur de GNL. Cependant, la concrétisation de ce volet dépend de l'atteinte de l'objectif de 23% de consommation de gaz dans la consommation totale d'énergie en Afrique du Sud, selon les explications de l'ambassadeur.

Étendre les échanges aux autres secteurs

Le déplacement de personnalités sud-africaines au Qatar vise également à encourager les échanges commerciaux bilatéraux. En 2017, ces derniers ont atteint 99,2 milliards de dollars. Un niveau jugé insuffisant par les deux parties au regard de leur potentiel.

Au-delà du secteur gazier, l'Afrique du Sud veut pouvoir drainer l'investissement qatari dans plusieurs autres secteurs tels que l'automobile, les BTP, l'agroalimentaire, l'agro-technologie, et les mines. Le but étant d'encourager l'industrialisation du pays et donc la transformation locale, l'idée pour Pretoria est de mettre en place des joint-ventures qataro-sud-africaines.

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