Centrale au gaz d'Okpai au Nigeria  : où en est-on  ?

 |   |  302  mots
(Crédits : ERIC GAILLARD)
Inaugurée en 2005, la centrale à cycle combiné au gaz (CCG) d'Okpai, au Nigeria, a déjà permis d'injecter 450 MW dans le réseau local. La deuxième phase devrait permettre d'atteindre 1 GW.

Dans un pays où 41% seulement des habitants ont accès à l'électricité et qui souffre encore de problèmes de maintenance et d'approvisionnement, l'annonce de l'engagement de la phase 2 du projet Okpai constitue une bonne nouvelle. Située près de Kwale, dans la région du Delta (une des plus riches en gaz naturel du pays), la centrale CCG d'Okpai a en effet été inaugurée il y a plus de dix ans, et attend, depuis, le lancement de la phase 2 de son extension afin de doubler sa capacité qui culmine, pour l'instant, à 450 MW.

Doté de la 1re réserve en gaz naturel d'Afrique (et de la 9e au monde), le Nigeria se sert presque exclusivement (82% de la production selon l'Agence Internationale de l'Énergie en 2016) de cette ressource pour produire son électricité. La centrale d'Okpai tient donc une place importante dans le mix énergétique local.

Une livraison toujours prévue pour 2019

La phase 2 du projet consiste à augmenter la puissance de la centrale indépendante d'Okpai en ajoutant 500 MW sur les 300 000 mètres carrés du site. Cette hausse offrirait au pays 10 à 12% de capacité électrique supplémentaire selon les autorités de la Nigeria National Petroleum Corporation (NNPC), compagnie nationale qui gère l'industrie fossile (pétrole, gaz et pétrochimie).

Reste à savoir si le calendrier initial, qui prévoit une livraison en 2019, peut encore être tenu. En réaffirmant leur volonté de mener à son terme cette étape, les autorités de la NNPC et de la Nigeria Agip Oil Company Limited (NAOC), filiale du groupe pétrolier italien Eni qui gère le site, ont en tout cas confirmé qu'elles allaient tout mettre en œuvre pour tenir les objectifs fixés dans cet agenda et répondre, dès l'année prochaine, aux besoins potentiels de 20 millions de consommateurs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :